HUMEUR...

Changer d'air...

L'Ukraine, la Palestine, les fous furieux sanguinaires en Irak, les frasques de nos hommes politiques... trop c'est trop!

Mes chères Pyrénées m'offrent réguièrement de quoi renouer avec la vérité de notre planète Terre.

Je vous invite à partager ma dernière balade en compagnie de mon camarade Jean-Luc.

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De Gavarnie à Etsaut

 


 

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Séjour en Berry


Le talent de Claudine ayant "tapé dans l'oeil" du président du Club Français de la Poule Noire du Berry, Francis Lasne, ce dernier l'a invitée, en compagnie de Sitting Bull, à venir exposer quelques aquarelles à l'occasion du 10ème anniversaire du club lors d'une fête organisée à Saint Août dans l'Indre.

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L'aquarelle à l'origine de notre visite dans l'Indre

Et c'est avec grand plaisir que nous sommes "montés" ce 12 juillet pour quelques jours dans l'Indre, du côté de La Châtre.

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À côté de La Châtre, Saint Chartier, un nom magique aux oreilles de la toujours présidente du "Rondèu de Castelnau". Depuis 1976 le festival de Saint Chartier "Rencontres des luthiers et maîtres-sonneurs" a fait lever la jambe à nombre de "danseurs trad". La vielle à roue et la cornemuse ont repris goût à la vie dans le cadre de ces rencontres annuelles au château. En 2008, le nouveau propriétaire du château ne renouvelant pas le bail, le festival déménage tout près, au château d'Ars. Bel espace, manque juste, peut-être, le village. Le 6 janvier 2014, le tribunal de Châteauroux met fin aux activités du festival...

Pourtant, lors de notre installation au camping de Montgivray, un dépliant attire notre attention: "Le Son Continu" (sa page Facebook ICI), rassemblement des instruments et musiques populaires au... Château d'Ars! Saint Chartier renaîtrait-il de ses cendres? Nous allons voir ça de plus près le soir même.

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L'esprit du Rondèu en Berry!

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Des dizaines d'exposants

Et de la musique!

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Pour l'heure, nous sommes attendus à Saint Août où a lieu la fête du 10ème anniversaire du club de la poule noire du Berry.

Je vous invite à nous suivre ICI.


 

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19 août 2014

Le Parti de Gauche : l’heure de la réflexion

et des choix nouveaux


Ci-dessous une note pertinente de Raoul Marc Jennar à la veille des "Remue-méninges" du Parti de gauche à Grenoble.

 

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Le Parti de Gauche va se réunir pendant quatre jours à Grenoble. Ces « remue méninges » arrivent à point, après deux scrutins qui clôturent un cycle ouvert en 2009.

Le PG s’est créé comme un « parti creuset » dont la volonté était de contribuer au rassemblement de la gauche de gauche. Les divisions de celle-ci garantissaient son impuissance à offrir une alternative aux politiques néo-libérales imposées tantôt par la droite décomplexée, tantôt par cette droite complexée formée par le PS et ses alliés.

Le PG a voulu que se crée le Front de Gauche avec le PCF. Le succès des élections européennes de 2009 – qui montrait au NPA qu’il se trompait dans sa démarche solitaire, mais qui avait raison de se méfier du PCF – a créé une dynamique que le formidable résultat de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des présidentielles a accentuée. Trois courants issus du NPA (Gauche unitaire, Gauche anticapitaliste et Convergences et alternatives), les Alternatifs et la FASE se sont rassemblés pour constituer la troisième composante du FdG, Ensemble.

Et tout s’est fracassé lorsque le PCF, pour les municipales, a fait le choix de s’allier avec un PS dont il prétend combattre les politiques. Le message du FdG s’est brouillé, sa crédibilité a fondu comme neige au soleil. Le résultat des municipales, puis des européennes fut à l’inverse des attentes suscitées par le premier tour des présidentielles. A l’heure où le PCF annonce la présence de son principal dirigeant à la prochaine université d’été du PS, il ne faut plus se voiler la face : le Front de Gauche est mort.

Une faiblesse initiale

On ne s’est pas assez interrogé sur la différence entre le résultat du premier tour des présidentielles et celui du premier tour des législatives, en 2012.

Bien des électeurs de Jean Luc Mélenchon n’ont pas voté pour un candidat du Front de Gauche aux législatives lorsque celui-ci appartenait au PCF. Pourquoi ? Voilà la question qui fut esquivée et à laquelle il importe aujourd’hui de répondre.

Pour moi, la réponse est évidente. Au XXIe siècle, un défi nouveau s’inscrit dans les esprits : l’écologie. Les disciples de Marx ont occulté la pensée de celui-ci lorsqu’il affirmait que « le capitalisme exploite les hommes et la terre ». Ils n’ont retenu que l’exploitation des humains. Ils ont cru, avec la foi du religieux, dans les bienfaits sans limite des progrès scientifiques, oubliant totalement que ce qui importe, c’est l’usage qu’on fait de ces progrès. Le PCF porte la marque de son adhésion au programme nucléaire, de sa culture productiviste. Au nom d’une conception à court terme de la défense de l’emploi, il défend les industries d’armement au lieu d’encourager leur reconversion. Il défend des projets inutiles, coûteux et anti-écologiques comme celui de ND des Landes. Par contre, il multiplie les arguments de mauvaise foi pour démolir l’écosocialisme.

Pour des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont une exigence égale à l’égard de la justice sociale et des exigences écologiques, il est impossible d’apporter leur soutien au PCF.

Si on ajoute que le PCF tient un discours ambigu sur le sujet capital de l’Union européenne, laissant entendre qu’on peut la réformer de l’intérieur, qu’une Europe sociale est possible dans le cadre institutionnel et légal actuel et qu’il n’adhère que timidement à l’exigence d’une VIe République restaurant la souveraineté populaire comme primat de la démocratie, on comprend le résultat misérable des européennes.

Il faut être conscient que pour un électorat en attente d’une véritable alternative, le Front de Gauche, avec le PCF en son sein, n’est pas la réponse.

Je l’écris avec une infinie tristesse. Parce que je ne confonds pas le PCF et les communistes. J’en connais beaucoup. Des militants d’un dévouement sans bornes, d’un engagement sans failles, d’un savoir faire étendu, qui ajoutent souvent une dimension culturelle très riche à l’engagement politique, qui gardent une vraie conscience de classe. Et qui sont aujourd’hui désolés et malheureux en voyant le mal qu’a fait la direction de leur parti au Front de Gauche en s’alliant dans de nombreux endroits avec le PS. J’en connais qui quittent actuellement le PCF parce que, me disent-ils, ils veulent rester fidèles à l’idéal communiste.

Et maintenant ?

On ne change pas une structure de l’intérieur. Encore moins un parti politique. N’est-ce pas cette conviction qui explique le résultat du congrès de Tours  en 1920 ? Mais à quoi assistons-nous depuis tant d’années aussi bien au PS qu’au PCF ? Des militants de qualité, lucides, attachés aux objectifs au point de ne pas les sacrifier par des reniements, se sont épuisés et s’épuisent encore pour tenter d’ancrer leur parti dans la fidélité au socialisme. En vain. Des milliers d’heures de débats, de rencontres, de motions, pour rien. Car jamais, ni au PS, ni au PCF, ils n’ont été en capacité d’infléchir la ligne directrice du parti.

Beaucoup ont quitté le PCF à telle enseigne que le parti le plus nombreux de France demeure celui des anciens membres du PCF. En 2008, Jean Luc Mélenchon et ses amis ont tiré les conséquences de leur incapacité à changer le PS et l’ont quitté.

Le PCF nous montre qu’il ne change pas. Il a choisi l’objectif qui consiste à sauver à tout prix ses élus locaux, régionaux, nationaux et européens et adopte à cette fin une stratégie à géométrie variable : avec le FdG s’il peut éviter qu’apparaisse sa véritable force (1,93% en 2007), avec le PS partout où il a des sièges à sauver. Et d’oublier que sa stratégie d’alliance avec le PS se traduit à chaque scrutin depuis 1981 par un recul de son influence et une perte d’élus. La lutte des places a remplacé la lutte des classes même si le seul résultat est qu’il y a de moins en moins de places sauvegardées. Sans que la participation du PCF à des exécutifs dominés par le PS ne parvienne à infléchir les choix de ce dernier.

Il faut en prendre acte. Les choix actuels du PCF mettent fin aux raisons d’être du Front de Gauche. Il doit en assumer la responsabilité.

« Il faut pouvoir, parfois, être unitaire pour deux » va-t-on rétorquer. Mais à quoi sert une unité qui nous fait passer de 11,10 % en 2012 à 6,33 en 2014 ? L’unité n’est pas une fin en soi ; c’est un outil pour réaliser des objectifs. Il est manifeste que l’outil FdG n’est plus pertinent et qu’il faut trouver une autre forme d’unité de la gauche de gauche.

N’est-il pas temps de se rendre compte que les accords d’appareil, respectueux des logiques d’appareil, sont mortifères ?

N’est-il pas temps de se rendre compte que le peuple est fatigué des combines pour se réserver des mandats ?

N’est-il pas temps de se rendre compte que les gens attendent non plus des instructions venues d’en haut, mais d’être décideurs ?

N’est-il pas temps de se rendre compte qu’une dynamique pour une alternative de gauche ne peut plus naître de l’adhésion du grand nombre aux choix de quelques-uns ?

N’est-il pas temps de se rendre compte que la crédibilité d’un projet passe par la cohérence entre le dire et le faire ?

Reprenons l’idée initiale du PG : un parti creuset.

Quel est son bilan ?

Sur le plan conceptuel, le PG laisse un double legs : l’écosocialisme et la VIe République : un projet de société et le cadre institutionnel dans lequel l’inscrire. C’est énorme. Nous sommes trop modestes, trop discrets et nous communiquons mal sur cet apport essentiel du PG au débat politique.

Sur le plan structurel, le PG a construit une organisation certes encore faible, mais présente sur l’ensemble du territoire national.

Le temps n’est-il pas venu de dépasser cette organisation ? De faire franchir au PG une nouvelle étape ? Celle de mettre cette organisation à la disposition d’un rassemblement plus large, ouvert à toutes celles et tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui veulent porter ensemble le projet écosocialiste et la VIe République ?

N’est-il pas temps d’annoncer que le PG est prêt à se fondre dans un rassemblement beaucoup plus vaste pourvu que ses membres adhèrent à ce double projet et s’engagent à refuser tout compromis programmatique, toute alliance électorale (du local à l’Europe) avec des forces politiques qui adhèrent à ce que l’on combat ?

N’est-il pas temps de démontrer que la fin se trouve déjà dans les moyens et qu’on ne peut proposer une société qui donne le pouvoir au peuple si on n’est pas capable de le donner à ses propres adhérents ?

N’est-il pas temps de faire preuve de créativité et de rechercher tous ensemble des formes d’organisation où les décisions ne sont plus le fait d’états-majors parisiens, mais d’une délibération collective décentralisée ?

Telles sont les questions que je soumets à mes camarades dans l’espoir que nous en débattions à Grenoble. Tous ensemble.

Raoul Marc Jennar


 

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17 juillet 2014

Au pays de George Sand

 

Lundi 13 juillet.

Nos amis du club de la poule noire du Berry n'ont vraiment pas eu de chance. Ce lundi matin le ciel invite à une balade à vélo, c'est dire si la menace de pluie semble bien lointaine.

IMG_1079Les vélos piaffent d'impatience!

Nous décidons de nous rendre à Argenton sur Creuse pour emprunter la voie verte qui suit l'ancien tracé désaffecté de la voie ferrée Le Blanc – La Châtre.

IMG_1080Sur la route d'Argenton: Gargilesse

Gargilesse qui abrite la "Villa Algira", chaumière refuge de George Sand, cadeau de son dernier amour Alexandre Manceau.

IMG_1087Sur la voie verte

IMG_1089Saint Gaulthier, aux portes de la Brenne, le pays des mille étangs

IMG_1090Pique-nique au bord de la Creuse

IMG_1091Elle est bien loin la pluie de la veille!

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IMG_1097Au coeur de la Brenne

IMG_1092Hirondelles

Belle balade de 65 Km dans la campagne berrichonne. Le parc naturel régional de la Brenne mérite une découverte plus approfondie. Une prochaine fois?

Nous terminons la journée par un tour sur le site du château d'Ars où la pluie de la veille n'a pas découragé les fans de musique et de danse trad venus en nombre. 
Dans la foule nous rencontrons le couple "emblème" du Rondèu 2013, Muriel et Jacques, à l'affût de tout parquet à 500 Km à la ronde!

88130165_pTout le rondèu est dans cette photographie...

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On ne résiste pas à un "carnaval de Lenz"!

IMG_1100File d'attente au concert du soir


Cornemuses

 

"Le Son Continu" mérite une édition 2015...

Mardi 14 juillet.

Dernier jour de présence en Indre. Une randonnée pédestre s'impose. Départ / Arrivée: maison de George Sand à Nohant.

IMG_1102 Topo de la rando

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IMG_1115La maison d'Aurore Dupin alias George Sand

LisztMarie d'AgoultBalzacDumas filsHugoChopinFlaubert ou Delacroix furent les réguliers invités de George Sand dans cette demeure du XVIIIème. Et bien d'autres encore si l'on en croit la riche vie amoureuse de la dame.

IMG_1105En Berry, les ânes aussi sont noirs et grands!

IMG_1108Charolaises au pré

IMG_1109Chevrettes

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Le moulin d'Angibault

Remis en état à partir des années 90, le moulin d'Angibault était la demeure de Grand Louis, le fameux meunier, homme du peuple, tel que l’idéalisa George Sand.

Et, bien sûr, il n'était pas question de quitter cette charmante région sans aller voir l'élevage de Francis Lasne!

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En conclusion, la poule noire du Berry nous a permis de découvrir succinctement une région que nous ne connaissions pas. L'accueil berrichon n'a rien à envier à l'hospitalité gasconne et nous remercions chaleureusement les amis du CFPNB que nous attendons sur nos terres occitanes.


 

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La poule noire du Berry


Dimanche 13 juillet.


La course des nuages ne présage rien de bon... Sur place, l'accueil est chaleureux.
Francis Lasne est quelqu'un de passionné. La poule noire doit sa résurrection à cet homme qui a su motiver des éleveurs en Indre et dans le Cher. 135 jours minimum pour arriver dans une assiette! On est loin des élevages intensifs de poulets dits "végétal" qui ne sont que des animaux engraissés aux "aliments" (et aux antibiotiques!) vite fait dans des conditions inhumaines afin de rapporter un maximum d'argent dans un minimum de temps.

Nous installons les aquarelles à l'endroit qui nous est imparti.

IMG_0067Les aquarelles de Claudine

IMG_0061Un autre style

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La pêche à la mouche

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Quand un président rencontre une présidente...

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Le rémouleur

Les Berrichons sont gens courageux.
La pluie s'est abattue sur la fête dès le matin. Malgré tout, les différents stands ont accueilli des visiteurs ayant fait fi des conditions météo. Le soleil aurait sans doute permis la venue d'une foule bigarrée équipée de lunettes de soleil et tartinée de crème solaire, aussi les Amis du Berry...

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... ont-ils fait entrer la lumière avec vielle et cornemuse.

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Les rois et les reines du jour...

IMG_0089... sont attendus en musique...

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... dans les assiettes!

Belle dans sa livrée noire de jais, la reine du salon de l'agriculture 2013 à Paris est aussi excellente mitonnée à feu doux accompagnée de petits légumes de saison. Ben oui, on peut admirer le plumage éblouissant de la belle Berrichonne et en apprécier les qualités gustatives! Celle que nous avons dégustée ce midi-là récompense, assurément, le travail de Francis Lasne et de ses amis pour en assurer la renommée.

Des allées-venues sur la fête parmi les stands des artisans, artistes, éleveurs, producteurs ont permis d'oublier provisoirement, ce jour là, les larmes du ciel. Gageons que l'édition 2015 sourira davantage aux organisateurs, c'est tout le mal qu'on leur souhaite...

Un grand merci à Francis Lasne et à ses amis pour ce moment de bonheur.

Une pensée aux luthiers, musiciens et danseurs du Château d'Ars pour lesquels...

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... une tenue adaptée est de rigueur!

Un séjour au pays de George Sand mérite une visite approfondie que
nous vous contons ICI

 


 

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09 juillet 2014

La fronde s'effondre


"Finalement, aucun député socialiste n'a voté contre"

 

thierry-la-fronde-tv-03-gTu m'étonnes Simone!... "La fronde sert à faire un tir sur zone, sans viser précisément, son efficacité venant de la concentration du tir de plusieurs frondeurs et de la rapidité du tir" (Wikipédia). Les  "Frondeurs" socialistes ont du mou dans leurs lance-pierres, le gouvernement Valls n'a pas été ébranlé d'un poil...

La formule imagée de JL Mélenchon "46 couteaux sans lames" définit fort bien cette agitation, ce brouhaha qui règne depuis quelque temps "à la gauche" (paraît-il) du Parti Socialiste. Nos camarades frondeurs n'arrêtent pas de nous enfumer avec leur dénonciation du pacte de stabilité qui offre 40 milliards à Gattaz et sa bande de gangsters. Au final, les 40 milliards iront bien dans les poches des patrons sans aucune contre-partie exigée et les retraites au-dessus de 1200 euros par mois, la moitié des pensions environ, seront gelées pendant 18 mois (1). Si les 46 frondeurs socialistes et écolos ne s'étaient pas effondrés, le projet de loi aurait été repoussé. Mais, bon, faut croire qu'il faut pas pousser Pépère et Manu dans les orties. Lequel Manu, vieux briscard de la com, a embrayé sur de nouvelles baisses d’impôts pour les " classes moyennes " dans le budget 2015. Mieux vaut parler de virtuelles baisses d'impôts que du cadeau de 40 milliards et du report du "compte pénibilité" annoncé vite fait pour ne pas voir le MEDEF snober la conférence sociale. Du coup, ce sont l'Unsa, FO et la CGTqui boycottent la deuxième journée de la conférence et le discours de Manuel Valls.
Jérôme Cahuzac était capable de mentir "les yeux dans les yeux", Manuel Valls est capable de mentir par anticipation, au jour le jour, à l'instar de François Hollande qui ne s'en est pas privé durant la campagne présidentielle. Son bilan est là pour le prouver. Mais le menteur nie toujours avec sincérité qu'il ment.  "Sa vérité" doit trouver un écho favorable chez un maximum de personnes d'électeurs. En tête du peloton des menteurs, Nicolas Sarkozy est un bel exemple à suivre par celui pour lequel seule compte la vraie-fausse vérité du moment. Après... on verra!

Certains des "Thierry la Fronde" du PS sont sur ce registre. Ils croient sincèrement à leurs mensonges. D'autres, plus cyniques, savent échaffauder un plan de menteries au sevice de leurs intérêts personnels. Consciemment ou pas, l'objectif est le même: conserver leur strapontin à l'Assemblée Nationale, au Sénat, à la Région, au Département... C'est comme qui dirait les toutous de garde de la Vème République. Le système leur convient et il leur revient d'en dénoncer, en aboyant le plus fort possible, les dérives tout en le maintenant à flots. Bel exercice de style n'est-il pas?

Manuel Valls en rajoute une couche, histoire de ramollir davantage le bulbe de la piétaille:
"Oui, il a voulu changer les choses ! Sinon pourquoi avoir changé de premier ministre ! Et moi, je crois que le président de la République sait bien qui je suis."

Ben ouais, ils les changent les choses, nos têtes de l'exécutif. Les changent-ils comme ils nous l'avaient annoncées?

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(1) La députée PS Bernadette Laclais m'a tiré des larmes lorsqu'elle a déclaré que ce n'était "pas de gaieté de cœur" que se faisait le gel des pensions de retraite supérieures à 1200 euros, mais par "courage" pour redresser les comptes publics et préserver le modèle social.
Tout ça sous le sourire compatissant de Jean-Marie Le Guen et de Michel Sapin qui savent ce que "gel des pensions supérieures à 1200 euros" veut dire...

 


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07 juillet 2014

Le saviez-vous?


censureUne procédure contestable, autorisée par l'article 96 (1) du règlement de l'assemblée permet à l'exécutif de priver le Parlement de droit de vote. Les députés débattent, présentent leurs amendements, sans qu'aucun scrutin ne tranche leurs débats; le gouvernement se réservant la possibilité d'opter, in fine, pour un vote bloqué sur tout ou partie du texte modifié éventuellement par les amendements qu'il accepte, comme le prévoit l'article 44.3 de la Constitution, ou d'utiliser l'arme atomique du 49.3.

Dans la nuit de lundi à mardi 1er juillet, le ministre du Budget, Christian Eckert, a demandé la réserve sur les votes:

il s'agissait d'empêcher que les socialistes qu'on appelle "les frondeurs", majoritaires ce soir là dans l'hémicycle, ne parviennent à faire voter l'un de leurs amendements (l'istauration d'une CSG progressive)... (Politis)

Bien avant de dégainer le fameux 49.3, il existe une autre possibilité de museler les députés lors d'un non-vote. Cette procédure, dont j'ignorais l'existence, est bien utile lorsque le gouvernement veut éviter que les députés se prononcent sur des amendements qui lui déplaisent.
La démocratie ne reprend pas des couleurs lorsqu'on découvre qu'il existe des stratagèmes pour que l'exécutif contrôle le fonctionnement des assemblées.
Il est grand temps de mettre la 5ème République au rancard.

Vite, la 6ème République!

(1) Article 96:

L'application de l'article 44, alinéa 3, de la Constitution n'est dérogatoire aux dispositions des chapitres IV et VI du titre II du présent Règlement qu'en ce qui concerne les modalités de mise aux voix des textes. Leur discussion a lieu selon la procédure prévue aux chapitres sus-énoncés

(2) Article 44, alinéa 3:

Si le Gouvernement le demande, l'Assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement.


 

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03 juillet 2014

Berluskozy


Un petit rappel, histoire de nous mettre dans l'ambiance:


sarkozy-kadhafi-2007Sarkozy a annoncé son souhait de supprimer ce maillon sensible de la procédure pénale: "Il est temps que le juge d’instruction cède la place à un juge de l’instruction, qui contrôlera le déroulement des enquêtes mais ne les dirigera plus."
C'était en janvier 2009... il savait déjà qu'il aurait des soucis en juillet 2014! Rappelons, qu'à l'époque,  l'Union Syndicale des Magistrats (USM) principal syndicat de la magistrature, qualifiait  ce "rêve" d'une partie du personnel politique de "vieux fantasme des responsables politiques". "Ce serait une régression démocratique majeure et nous nous y opposerons" disait alors son président Christophe Regnard.

Que devions-nous donc attendre de l'inénarrable Nicolas Sarkozy mis en examen au sortir de sa garde à vue?
L'attaque et le démontage en règle de la procédure judiciaire dans la droite ligne de son vieux rêve de 2009, tout simplement et sans surprise...
Et, pour ce faire, tout est bon. Des deux juges d'instruction désignées (1) pour instruire le dossier Azibert-Herzog, seule Claire Thépaut, syndiquée au Syndicat de la Magistrature, est dans le colimateur de Sarkozy, bombardée d'affirmations et de déclarations mensongères (voir ICI). Il faut dire qu'une "juge rouge", c'est tellement bien utile pour peaufiner un statut de victime d'acharnement politico-judiciaire.

C'est pas les états d'âme de Sarko qui me préoccupent ce jour. C'est la santé de Claire Thépaut. Comment fait-elle pour résister à tant d'ignomonies déversées sur les ondes et dans les journaux par Sarko (au JT de TF 1, s'il vous plaît!) et sa bande. Tandis que j'écrivais ces lignes, Nathalie Kosciusko-Morizet polluait l'antenne de France-Inter avec des propos indécents débités d'une voix mielleuse à souhait. À noter que le journaliste n'a pas remis les pendules à l'heure lorsqu'elle a mis en cause l'intégrité de Claire Thépaut. La persécution n'est pas forcément là où les "grandes gueules" la situe.

Enfin, Berluskozy, à l'instar de son alter-ego italien, profite de l'amalgame orchestré par ses amis et les médias pour rebondir sur son avenir politique, seule issue pour échapper à la prison. La reconquête de l'UMP est en route...

(1) la juge d'instruction désignée en première position est Patricia Simon, sans appartenance syndicale ni sensibilité politique connue... (Médiapart)


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01 juillet 2014

À vot'bon coeur!

 

2014-07-01_15h37_48Le JDD a publié une lettre déchirante de citoyens français au président de la République et au premier ministre.
Les citoyens dont au sujet desquels il est question sont tout bonnement les chefs de file des syndicats patronaux parmi lesquels on trouve la FNSEA. Faut pas déconner, on est paysan donc patron milediu!
C'est sûr que, quand on voit le pedigree de Xavier Beulin, le président dudit syndicat et, surtout, représentant des gros céréaliers et des oléagineux, on peut tout à fait concevoir que la FNSEA soit dans le pelonton de tête des syndicats patronaux. PDG de la Sofiprotéol qui contrôle les huiles Lesieur, Puget et la société Farmor, PDG d'un holding financier au chiffre d'affaires de 7 milliards d'euros dont les activités se déploient aussi bien dans le commerce de la semence, de l'alimentation animale que celui du Diester (1), Xave a le profil type du paysan classique. Ce que me confirme Roger, péquenot en casquette à la retraite, bénéficiaire du minimum vieillesse, lequel se reconnaît parfaitement dans le portrait de l'agrobusinessman bien bronzé parcourant le monde dans son jet privé...

Bref, Medef, Afep, CGPME, UPA, Unapl, FNSEA, Asmep-Eti, Croissance+ implorent le gouvernement d’appliquer les réformes promises : baisses des impôts et des charges, simplification des normes, réduction des dépenses publiques. Pierre Gattaz, le fils de son père, président du MEDEF a menacé de boycotter la conférence sociale des 7 et 8 juillet, si l'organisation patronale n'obtient pas cette semaine les réponses qu'elle attend. Ben mon colon! Du chantage qu'il nous fait là le Pierrot! Doit se sentir mahousse costaud pour tenir des propos pareils...

Il faut dire que les allers/retours et renoncements du gouvernement à ses convictions socialistes laissent la porte ouverte à tous ceux qui ne sont pas contents des orientations à géométrie variable de nos gouvernants. Laïcité, services publics, politique familiale, ABCD de l'égalité, réforme fiscale sont autant de thèmes débattus (?) sur une table de ping-pong: un coup je te vois, un coup je te vois pas... Alors pensez, nos "forces vives" elles aussi, sonnent l'hallali, histoire d'en rajouter un peu au bordel ambiant!
"Il faut bien comprendre que nous sommes les seuls à pouvoir créer de l'emploi et de la richesse. L'entreprise va très mal en France, depuis des mois, des années. Il faut baisser la charge fiscale et instaurer un climat de confiance", a martelé Pierre Gattaz. CQFD.

On se marre bien dans la fin de règne de la 5ème... enfin, pas tout le monde. Les chômeurs, les précaires, les pauvres et les républicains ont tendance à perdre leur sens de l'humour ces temps ci. La garde à vue de Sarko ne prête même plus à sourire tellement les "affaires" (de fric, bien sûr) deviennent la norme dans le monde politique. Pas vrai Le Guen?

En attendant un futur MEDEFthon, je vous laisse méditer ces propos du N° 1 des patrons français, histoire de vous imprégner comme il faut du bruit qu'il fait avec sa bouche:

"Dès lors que le gouvernement aura compris qu' "il y a 25 verrous à lever et s'ils sont levés nous créerons un million d'emplois"

N.B.: j'ai cherché sur le net les 25 verrous en question, j'ai pas trouvé... si quelqu'un etc... (j'ai bien ma petite idée tout de même!)

(1) Marianne


 

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30 juin 2014

Bla bla bla...

Relevée sur le "Blog de Nico" cette vidéo qui donne pas franchement le moral... mais qui devrait nous inciter à sortir de la torpeur dans laquelle les beaux discours socialistes nous confortent depuis... 35 ans (l'âge de Nico!), c'est sûr, et + lorqu'on regarde avant 1979...

Le Nico du blog n'a manifestement aucun rapport avec le Nico auquel vous pensez! N'importe quoi


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Fin »