HUMEUR...

Mes chers élèves

TELERAMA 16 janvier 2015

imagesPrendre son temps, observer, comparer, lire, apprendre, critiquer, s'exprimer… une enseignante du XXIe siècle invoque les Lumières pour aider ses élèves à ne pas céder à l'obscurantisme.

Fanny Capel est professeur de lettres au lycée Paul Eluard à Saint-Denis, celui dans lequel un (faux) colis piégé « je ne suis pas Charlie » a été déminé la semaine dernière. Hospitalisée, elle n'a pu être là pour expliquer à ses élèves le sens à donner à ces événements. Alors elle leur a écrit une lettre avec les mots que beaucoup de parents auraient sans doute aimé que leurs enfants entendent au lendemain de cette tragédie.

Fanny Capel est membre du Collectif Sauvez les lettres et collaboratrice occasionnelle de Telerama. Elle est l'auteure de Profs… et fier de l'être ! et Qui a eu cette idée folle un jour de casser l'école ?

« Mes chers élèves, Comme vous le savez sans doute, je suis contrainte par des soucis de santé de vous quitter plus tôt que prévu. Je ne pouvais pas le faire sans vous souhaiter toute la réussite possible au lycée, du bonheur dans votre vie personnelle et de belles émotions de lecture…

Cette lettre a aussi un autre but, plus important encore à mes yeux. Après les événements tragiques de la semaine écoulée, je ne peux pas rester muette vis-à-vis de vous. Pas seulement comme enseignante, mais aussi comme citoyenne, comme être humain, tout simplement.

Par-dessus tout, je regrette de ne pas avoir pu mener avec vous l'étude du mouvement des Lumières que j'avais prévu de commencer en cette rentrée. J'espère que vous avez compris que ce n'est plus aujourd'hui un thème scolaire poussiéreux, mais bien une aveuglante question d'actualité.

Les Lumières attaquées

Les “Lumières”, c'est ce qui a été attaqué, avec le massacre perpétré au journal Charlie Hebdo le matin du mercredi 7 janvier, quand les assassins ont crié “on a vengé le prophète Mahomet”.

Cela voulait dire que pour eux, on n'a pas le droit de se moquer de la religion, que cela mérite la mort. C'est donc exactement le contraire des valeurs inventées et portées par le mouvement des Lumières, que la France depuis la Révolution française, quand elle est devenue une République, a adoptées, des valeurs pour lesquelles on continue de se battre au péril de sa vie partout dans le monde. Car les Lumières ce n'est pas un idéal français, ce n'est pas même pas un idéal européen, ce sont des valeurs universelles – pour lesquelles on lutte, vit et meurt partout dans le monde, dans les pays occidentaux ET dans des pays musulmans (en Russie comme en Tunisie, récemment, des journalistes ont été tués parce qu'ils incarnaient la liberté d'expression).

Je voulais en quelques mots, à travers cette lettre, résumer ce que j'aimerais que vous reteniez de ce cours sur les Lumières, si j'avais pu le conduire avec vous. Ce n'est pas un cours “express”, mais quelques graines que je sème… et que vous saurez peut-être faire fructifier en vous, je l'espère.

Une fois n'est pas coutume, j'accompagnerai ma parole de quelques dessins, en hommage aux dessinateurs assassinés. Un dessin en dit souvent aussi long qu'un discours. “Oser penser”, telle est la devise des Lumières au XVIIIe siècle (c'est Kant, un grand philosophe allemand de l'époque, qui l'a formulée ainsi). Cela veut dire penser par soi-même, ne pas laisser les autres penser à sa place, ces “tuteurs” (dit Kant) qui nous enferment dans des pensées toutes faites au nom de notre bien. Penser par soi-même, cela implique de vérifier les faits avant d'en parler, et de réfléchir avec sa raison, pas avec des émotions spontanées. C'est un travail difficile, qui prend du temps, qui exige des efforts.

“Qui peut se permettre de ‘venger’ le prophète comme s’il ne pouvait pas se défendre seul ?”

Par exemple, tout le monde parle au nom du Coran, mais qui l'a lu en entier (en arabe du VIIe siècle, bien sûr, puisque c'était la langue du prophète Mahomet) ? Et qui peut se permettre de le maîtriser complètement, alors que des érudits qui l'ont épluché pendant toute leur existence, et depuis des siècles, ne sont toujours pas d'accord sur le sens de certains passages (c'est évidemment la même chose pour tous les textes religieux) ? Qui peut se permettre de “venger” le prophète comme si le prophète (et ne parlons pas de Dieu lui-même !) ne pouvait pas se défendre seul ? Vous ne trouvez pas cela d'une prétention sans nom, de la part de ces prétendus “fidèles” qui prennent une arme pour tuer au nom de leur Dieu ?

Tout le monde aussi parle de Charlie Hebdo, mais qui parmi vous avant le drame connaissait ce journal, le lisait régulièrement, qui connaissait son histoire et ses dessinateurs, ses rédacteurs, et leurs motivations ? Là encore, c'est l'ignorance qui est meurtrière. Saviez-vous ce que signifie exactement un “journal satirique” (la satire, qui est bien différente de la “moquerie”, du “blasphème” ?), ou l'esprit “libertaire”, ou l'“anticléricalisme” ? Vérifier les faits et choisir bien ses mots, pourchasser toute forme d'erreur grâce à la raison, c'est-à-dire prendre son temps, observer, comparer, avant de conclure, de parler ou d'agir (c'est pourquoi j'aime tant le silence en classe !), ne pas suivre aveuglément une rumeur, un mouvement de foule, une mode, un gourou, un copain qui semble plus savant que vous, et même un parent ou un prof…

Bien vérifier le sens et l’origine des mots

Mieux connaître pour mieux réfléchir, c'est donc le premier travail que nous demandent les Lumières. C'était le but de l'Encyclopédie, qui avait l'ambition de rassembler toutes les connaissances disponibles, et de les offrir au plus grand nombre. Aujourd'hui, dans le flot de paroles et d'informations dont nous sommes inondés à travers les médias et les réseaux sociaux, il est encore plus urgent de bien vérifier le sens précis, l'origine de tous les mots qu'on utilise : “islam” et “islamisme”, “terrorisme” et “fondamentalisme”, “guerre” et “djihad”, “arabe”, “juif”, “musulman”, “laïcité”, “liberté”, etc. Tous ces mots qu'on mélange et qui peuvent créer tant de malentendus fatals, tous ces mots vides, déversés, amplifiés, repris à la folie, quand n'importe qui raconte n'importe quoi, et que des centaines de “twittos” “retwittent” des sottises…

Il est important de connaître la géographie, l'histoire, la réalité non seulement du pays dans lequel on vit, mais aussi des pays sur lesquels on fantasme, à travers les médias. C'est un travail énorme, quotidien. “Oser penser”, et se forger une opinion sur des bases solides, c'est donc le premier défi des Lumières. Le second, qui découle du premier, c'est de permettre à tout être humain d'exprimer sans peur ce qu'il pense. Une fois qu'on est assez sûr de la justesse de son opinion, on doit pouvoir exprimer absolument tout ce qu'on pense, sans aucune limite. Et pour que cela fonctionne, il faut faire un effort encore plus difficile. Se mettre à la place de l'autre. Admettre que l'autre peut penser différemment de soi-même.

Une troisième valeur inventée par les Lumières, c'est la tolérance. C'est, par exemple, quand on est croyant, se mettre à la place d'un non-croyant (et vice versa). Le non-croyant a le droit de dire que Dieu n'existe pas. C'est pour cela qu'il n'existe pas de blasphème pour le non-croyant, car comment offenser quelqu'un qui n'existe pas ? Le croyant a aussi bien sûr le droit de dire que l'opinion du non-croyant le choque, qu'il n'est pas d'accord. Tout le monde avait le droit de dire que Charlie Hebdo n'était pas drôle, tout le monde avait le droit de ne pas le lire, et même de lui intenter un procès (et d'ailleurs les adversaires de Charlie Hebdo ne s'en sont pas privés…). La tolérance, c'est le droit de combattre des idées, pas des personnes.

"On ne peut pas mettre sur le même plan

des crayons et des kalachnikov"

C'est ce que faisaient les dessinateurs de Charlie Hebdo. Engagés, ils luttaient avec leurs plumes, avec leur humour. Là encore, les mots nous piègent. Il y a “combat” et “combat”, “guerre” et “guerre”, “armes” et “armes”. On ne peut pas mettre sur le même plan des crayons et des kalachnikov. Tuer, persécuter l'autre parce qu'il ne partage pas les mêmes idées que soi, cela s'appelle le fanatisme. Les philosophes des Lumières ont défini clairement ce qu'était le fanatisme, et l'ont pris pour cible – Voltaire appelait cela “l'Infâme”, il signait d'ailleurs toutes ses lettres par ce mot d'ordre : “Ecrasons l'Infâme” ! A l'époque, il s'agissait surtout du fanatisme catholique (l'Eglise pourchassait non seulement les libertins athées, mais aussi les jésuites, les protestants, tous ceux qu'elle considérait comme “hérétiques”, et pouvait les exécuter pour cela – faites-moi le plaisir de lire ou de relire le chapitre VI de Candide !).

Aucune religion n'est à l'abri du fanatisme, car le fanatisme n'est qu'une autre forme de la folie, qui atteint des êtres malheureux ou faibles d'esprit – déjà Molière nous avait prévenus avec son Tartuffe. Vous vous souvenez ? Orgon, fanatisé par Tartuffe, est fier de dire qu'à force d'aimer le Ciel, il regarde “comme du fumier tout le monde”, jusqu'à sa propre famille… C'est ce que devaient ressentir les fanatiques qui, au fil de ces trois jours sanglants que nous venons de vivre, ont tué des journalistes, des policiers, des juifs, parce qu'ils les considéraient comme du “fumier”.

Je relis l'article “Fanatisme”, de Voltaire : “Ce sont d'ordinaire les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains. Ils ressemblent à ce vieux de la montagne qui faisait, dit-on, goûter les joies du paradis à des imbéciles, et qui leur promettait une éternité de ces plaisirs dont il leur avait donné un avant-goût, à condition qu'ils iraient assassiner tous ceux qu'il leur nommerait.” On dirait que ce vieux Voltaire a écrit cela en parlant de nos assassins d'avant-hier, non ?

Voilà à peu près ce que j'aurais voulu vous dire de vive voix. Malgré tout, je ne sais pas si j'aurais eu la force de vous parler de tout cela, car je me sens en deuil à titre personnel. Je ne sais pas si j'aurais eu la force de voir en salle des professeurs le faux colis piégé “Je ne suis pas Charlie”, ou d'entendre certains de vos camarades dire que “à Charlie, ils l'avaient bien cherché”. Permettez-moi pour finir cette lettre de sortir du cadre du cours, et de vous livrer un témoignage plus intime.

“Charlie Hebdo” : une famille intellectuelle

Je suis issue d'une famille abonnée à Charlie Hebdo depuis le premier numéro en 1970, bientôt trois générations, et j'ai l'impression d'avoir perdu des proches avec Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Oncle Bernard, Honoré. Je ne les connaissais pas personnellement, mais ils étaient pour moi une famille intellectuelle, une famille d'élection (celle qu'on se choisit, parce qu'on partage des valeurs justement). Exactement comme certains écrivains morts depuis des siècles sont pour moi des amis. Chalie Hebdo, c'était le rire de résistance, qui tache mais ne tue pas, qui attaquait à grands coups de dessin malpolis et souvent “pipi-caca-sexe” (on appelle ça l'humour paillard), à coups de trognes grotesques, et aussi de textes stylés, féroces mais jamais méchants, l'armée, les églises, les excès du pouvoir, la guerre, la lâcheté des forts écrasant les faibles, l'ignorance, bref la bêtise humaine partout où on peut la débusquer.

Charlie nous faisait rire du pire, même de la mort. Je parle au passé, j'espère qu'ils seront nombreux à reprendre le flambeau, même si, je le crains, plus personne ne peut être Charlie comme eux.

J'écris cette lettre au moment où des millions de personnes à Paris, en France, sur la planète, marchent fraternellement sous la bannière “je suis Charlie”. Je suis Charlie, ça veut dire aujourd'hui je suis musulman, juif, chrétien, athée, français, humain. C'est un mot de fraternité, une autre valeur cruciale des Lumières. Vous vivez un événement unique, qui fera date dans l'histoire de la France et peut-être du monde. C'est dans ces occasions-là qu'on grandit, qu'une conscience de citoyen se forge. Ne laissez personne penser à votre place. Lisez, apprenez, critiquez, exprimez-vous avec des armes solides : votre raison, votre savoir. C'est le sens de votre présence au lycée.

Mes chers élèves, pour filer la métaphore jardinière, si j'ai pu être un peu votre “tuteur”, il faut maintenant se passer de tuteur, comme les rosiers qui finissent par pousser tout seuls. Je prendrai évidemment de vos nouvelles…

Votre professeur de lettres, F. Capel »


 

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Démocratie locale...

J'étais en train de rédiger ce topo quand est tombée la triste nouvelle.
Mes copains dessinateurs (que je n'ai jamais rencontrés) ont été rayés de la carte par deux fous furieux. J'en ai encore la nausée.
Je n'en dirai pas plus sur le sujet. Trop de peine...

Juste ça:

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Ça yest, c'est plié.
Le 29 décembre au soir, à l'unanimité et à la dérobée entre Noël et Nouvel An, comme un seul homme, le conseil municipal de Castelnau Barbarens a voté la vente du terrain de l'ancienne tuilerie au promoteur social "Le Toit Familial de Gascogne".

Rappel des faits.

Castelnau, village de caractère, subissait, depuis qu'elle avait fermé dans les années 60, la présence des ruines envahies de ronces de l'ancienne tuilerie. Une "verrue" au pied du village.

tuilerieLa tuilerie avec, en arrière plan, le village

Par la passé, les conseils municipaux qui se sont succédés ont cherché à acquérir ces terrains afin de faire disparaître cette "tache". L'achat a pu se faire en 2010 sous le mandat de la précédente équipe municipale. Enfin nous allions pouvoir raser les "moignons" de ce qui subsistait de l'usine locale.

La première idée des élus a été de favoriser l'installation d'un café-restaurant, établissement que de nombreuses personnes trouvaient "de manque" depuis la fermeture en 2006 du café "La Diligence". La municipalité a pris en charge la construction de ce qui est devenu "Le Bistrot de la Tuilerie". Catherine et Julien en assurent la gérance. "Un bel emplacement, près de la route, mais aéré, avec vue sur l'arrière-pays - dont la belle cité et sa tour-clocher médiévale" (Le Petit Journal).

Restait en suspend le devenir d'environ 4000 m².

Des "illuminé(e)s" ont proposé que la population soit consultée afin qu'elle émette des idées et se prononce sur ce qui pourrait advenir de cet emplacement situé idéalement au pied du village. À cette époque, un projet de construction d'habitations avait germé dans la tête d'élus et, dès lors, pas question de consulter les Castelnausiens qui (les ignares incultes!) rejetteraient tout projet de logements sociaux. Seul les élus (les "gradés" notamment!) savent ce qu'il est bon de faire en lieu et place de leurs électeurs. Les quelques idées de contre-proposition émises par deux ou trois élus n'ont même pas donné lieu à discussion.
"Ils ont été élus pour penser et décider à la place des administrés" ai-je même entendu de la part de certaines personnes!

La campagne des élections municipales 2014 fut entachée de "l'affaire des logements de la tuilerie" (voir ICI). 4 Castelnausiens dont deux adjoints sortants firent les frais de la mégalomanie d'Abraracourcix. S'en suivit un climat qui laisse encore des traces au sein de la population.

À l'issue des élections (voir ICI), avec une équipe municipale sur mesure, le projet d'habitations de l'ancienne tuilerie reprit du poil de la bête.

2010: 13 élus ont voté pour l'acquisition des terrains de l'ancinne tuilerie.
2014: 15 élus ont voté pour les revendre illico.

Des Castelnausiens ont créé l'association "Sauvegarde et Avenir de Castelnau" afin de renouer le dialogue avec la municipalité dans le but de permettre une véritable consultation de la population en sachant que l'association:

1.  n’est en aucun cas opposée à la construction de logements sociaux sur le territoire de la commune
2.  s’oppose, par contre, à la construction de ces logements sur le site de l’ancienne tuilerie
3.  propose une étude de réhabilitation des logements vides de la commune

4. n’approuve pas  la revente d’un terrain du patrimoine communal

tuilerieManifestation le 6 juin 2014 sur le site (voir ICI)

Voilà présentées les motivations de l’association et de ses membres depuis la création du collectif de l’ancienne tuilerie.
L'association n'a eu droit qu'à des non-réponses assorties de « leçons » de démocratie et de morale.
Les membres de l'association ont été qualifiés de « fauteurs de trouble » cherchant à polémiquer pour diviser la population.

Les jeux sont faits.
Nous demandons aux Castelnausiens de garder en mémoire que les membres de l’association et les signataires de la pétition ont tout fait pour que la démocratie locale puisse s’exercer en donnant la parole à la population sur un sujet aussi important.

En cette matière, beaucoup de chemin reste à faire...


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64, 65, 66, 67...

 

fraude_fiscaleL'optimisation fiscale (quel joli nom pour désigner l'évasion fiscale légale!) et la fraude fiscale soustraient chaque année environ 80 à 100 milliards d’euros de recettes à l’état français.

2014: 11 milliards de déficit pour la Sécurité Sociale, 8 milliards pour l'AGIRC et l'ARRCO réunies... Et que voit-on, qu'entend-on? De belles personnes, des spécialistes, des économistes libéraux qui envahissent les ondes, les écrans, les gazettes pour préparer les esprits à intégrer de nouveaux paramètres: repousser l'âge de départ à la retraite à 64 ans vieux-smiley, augmenter les cotisations (salariales, il y a belle lurette que les employeurs ne règlent plus leur dû, par omission ou par cadeau gouvernemental!) et diminuer le montant des pensions. Et tout ça de concert, tant qu'à faire!

80 milliards d'argent fictif rapportés à 20 milliards de manque à la santé/prévoyance... Y'a du rabe!

Seulement, il est beaucoup plus facile d'aller se servir sur des salaires qui ne peuvent échapper au fisc, eux, de pondre des "réformes" d'allongement de ceci et d'augmentation de cela que de courir après les milliards planqués dans les paradis fiscaux. Et comme si ça suffisait pas, Bercy et Sapin font tout ce qu'ils peuvent pour empêcher la mise en place, au niveau de l'Europe, d'une taxe qui s'approcherait de l'avortée "taxe Tobin" et qui mettrait 35 milliards de beurre dans les 20 milliards d'épinards en question! (voir ICI).

OK, j'ai l'air de manipuler les chiffres (1) comme si j'étais Jacques Attali himself! Mais que font-ils d'autre nos bons maîtres pour mettre la pression sur le populo sinon que de balancer des milliards par ci, des milliards par là, s'appuyant sur des "courbes" des "graphes" pondus par des instituts "irréprochables", chiffres que nous devrions gober sans moufter.
Chiffres que nous gobons sans moufter...

Alors que la fête continue!

(1) chiffres que je suis allé chercher sur des gazettes ayant pignon sur rue!


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Taxe sur les transactions financières...

... ça sent le Sapin!

 

sapin noelLa taxe sur les transactions financières était une promesse de campagne de François Hollande. Une mesure "de gauche" quoi!

Deux "spécialistes" de Bercy en charge des négociations au niveau européen sur la "taxe Tobin" viennent de rejoindre la Fédération Bancaire Française (FBF) pour l'un et la Société Générale pour l'autre. Quant aux "spécialistes" qui continuent à oeuvrer à Bercy, on n'a pas encore de "tuyaux" sur leur devenir dans les grandes banques françaises...

Comment s'étonner dès lors qu'aucun accord sur la TTF n'ait vu le jour? Comment s'étonner de l'agacement des ONG face à une taxe "au rabais" avancée par Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics. 35 milliards de recette fiscale, c'est pas rien! Eh bien si, c'est devenu du rien...

Tiens... Michel Sapin. Cet homme là, le chef de Bercy, pourrait orienter les négociations dans le bon sens. En tant qu'homme de gôche, 40 ans de Parti Socialiste, pourquoi donc freine-t-il des 4 fers en proposant une taxe réduite aux actions et à certains CDS, reportant la taxation des dérivés ad vitam æternam? Thomas Coutrot (ATTAC), dans "Le Monde" évoque l'affligeante servilité de Bercy envers le lobby bancaire. C'est rien de le dire...

Quel fauteuil, dans le privé, est-il réservé au futur ex-ministre à la fin du quinquennat lorsque les socialistes seront grillés sur tout le territoire pour prétendre continuer à pantoufler dans les services publics?
Dépenser autant d'énergie  pour protéger les banques et mettre en échec une mesure qui irait (pour une fois!) dans le sens de plus de justice fiscale, ça cache quelque chose... ou bien Michel Sapin, dès 1975 était un sous-marin du patronat et du lobby bancaire et, dans ce cas, il fait le job; ou bien Michel Sapin assure ses arrière pour la période post 2017...

Vite! La 6ème République pour nettoyer les écuries du pouvoir!

Voir Médiapart ICI et ICI


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Les travailleurs de la nuit

 

screenshot_10La société ne m’accordait que trois moyens d’existence : le travail, la mendicité, le vol. Le travail, loin de me répugner, me plaît, l’homme ne peut même pas se passer de travailler ; ses muscles, son cerveau possèdent une somme d’énergie à dépenser. Ce qui m’a répugné, c’est de suer sang et eau pour l’aumône d’un salaire, c’est de créer des richesses dont j’aurais été frustré. En un mot, il m’a répugné de me livrer à la prostitution du travail. La mendicité c’est l’avilissement, la négation de toute dignité. Tout homme a droit au banquet de la vie.
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.
Le vol c’est la restitution, la reprise de possession. Plutôt que d’être cloîtré dans une usine, comme dans un bagne ; plutôt que mendier ce à quoi j’avais droit, j’ai préféré m’insurger et combattre pied à pied mes ennemis en faisant la guerre aux riches, en attaquant leurs biens. Certes, je conçois que vous auriez préféré que je me soumette à vos lois ; qu'ouvrier docile et avachi  j’eusse créé des richesses en échange d’un salaire dérisoire et, lorsque le corps usé et le cerveau abêti, je m’en fusse crever au coin d’une rue. Alors vous ne m’appelleriez pas « bandit cynique », mais « honnête ouvrier ». S'il y a vol c'est parce qu'il y a abondance d'une part et disette de l'autre, parce que tout appartient à quelques uns. La lutte s'arrêtera le jour où les hommes mettront en commun leurs joies et leurs peines, leurs travaux et leurs richesses, lorsque tout appartiendra à tous. Anarchiste révolutionnaire, j'ai fait ma révolution. Soyez sans indulgence pour moi, je l'aurais été pour vous.

Certes, moi aussi je réprouve le fait par lequel un homme s’empare violemment et avec ruse du fruit du labeur d’autrui. Mais c’est précisément pour cela que j’ai fait la guerre aux riches, voleurs du bien des pauvres. Moi aussi je voudrais vivre dans une société où le vol serait banni. Je n’approuve et n’ai usé du vol que comme moyen de révolte propre à combattre le plus inique de tous les vols : la propriété individuelle.

8 mars 1905.

À l'ouverture de son procès, Marius Jacob adresse ces propos au tribunal d'Amiens.
Décembre 2014, 110 ans plus tard ces paroles gardent toute leur force. La place du travailleur dans la société n'a pas évolué d'un poil. Pire, s'ajoute à son sort funeste la destruction de ses besoins vitaux.

Texte intégral ICI

Vendredi dernier j'ai assisté à Auch à la projection du film de Michel Mathurin "Hors les lois et la servitude", hommage à Marius Jacob "Anarchiste Illégaliste" créateur de la bande de cambrioleurs " Les travailleurs de la nuit".

Jusqu'à ce vendredi soir, Marius Jacob m'était un illustre inconnu. Après avoir pris connaissance de ce texte magnifique la curiosité me pousse à en savoir plus que les caricatures véhiculées via la bande à Bonnot, les poseurs de bombes, les attentats sanglants, le désordre, le chaos, la confusion, le gâchis, le trouble, les émeutes, la pagaille et la chienlit... La philosophie politique que véhicule l'anarchisme mérite, assurément, mieux que ça.

Un grand merci à Michel Mathurin qui a produit seul ce film qui fait son bonhomme de chemin à travers le monde.


 

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Des histoires...


CosmosDe 1932 à 1966, 13.000 personnes, dont 900 sont décédées, ont été victimes des 400 tonnes de mercure déversées dans la baie de Minamata au japon. Le mercure a toujours des effets polluants sur l'éco-système.

1976, 193 personnes sont intoxiquées et sont atteintes de chloracné. Quarante ans plus tard, les enfants des mères contaminées souffrent de troubles thyroïdiens. Seveso entre dans la longue liste des catastrophes majeures engendrées par l'activité humaine.

25000 morts, 350 000 victimes, l'explosion d'une cuve de produit chimique à Bophal en 1984 continue, aujourd'hui son oeuvre destructrice parmi la communauté humaine. L'environnement non dépollué tue chaque jour, atrophie chaque jour, 30 ans après...

31 morts et 4.500 blessés en septembre 2001 à Toulouse. L'usine AZF du groupe Total laisse une profonde cicatrice dans la ville rose.

Novembre 2005, l’usine pétrochimique de la Jilin Petrochemical Corporation, à Jilin, en Chine, provoque la mort de six personnes, occasionne des séquelles sur des centaines de blessés et amène l'évacuation de dix mille habitants (chiffres invérifiables...) Les 180 Km de pollution du fleuve Amour mettent en danger la santé et la vie de millions de personnes. Idem pour la pollution des nappes phréatiques. Aujourd'hui des millions de Chinois en subissent encore les effets à long terme.

2013, un immeuble d'ateliers de confection s'effondre à Daccabau Bengladesh. 1200 ouvrier(e)s tués à cause des pratiques de l'industrie textile mondiale. Aujourd'hui rien n'a changé dans les conditions de travail d'exploitation des petites mains chargées de fabriquer les "marques" recherchées par les occidentaux.

De 67 000 Km² à... 0 (zéro!). C'est le triste sort de la mer d'Aral en moins de trente ans. La 4ème mer intérieure du globe disparaît à cause d'une irrigation intensive de champs de coton qui assèche ses deux fleuves nourriciers, l'Amou-Daria et le Syr-Daria avec des conséquences sociales et écologiques dramatiques. Les quantités colossales de pesticides accumulées au fond du bassin, après avoir tué l'éco-système aquatique, tapissent maintenant le sol nu et sont causes de nombreuses maladies mortelles pour les populations alentour.
On continue?
La liste serait bien trop longue.
À chaque catastrophe médiatisée, "plus jamais ça" entend-on de la bouche de nos responsables planétaires politiques. Et c'est parti pour une conférence récurente internationale sur le réchauffement climatique, sur les droits des travailleurs des pays émergents, sur le respect de la bio-diversité.
En attendant, "à fond la caisse" sur les gaz de schistes, sur les OGM, sur l'industrie chimique, sur l'agriculture intensive et industrielle, sur l'industrie agro-alimentaire, sur l'exploitation à outrance des métaux précieux et rares etc. Tout ça pourquoi?
"Productivité, compétitivité" disent sobrement les industriels et les marchands du temple. "Emploi" clame le Cacarante. "Croissance, richesse partagée" s'égosillent nos dirigeants nationaux.
Quand donc, au regard de ces quelques exemples, nos concitoyens prendront-ils conscience que derrière ces mots savants, gages du bonheur sur terre leur dit-on, se cache le plus sinistre mot de la langue internationale: "Dollars".
"Dollars" dont la préoccupation première n'est certes pas le bien être de l'humanité et encore moins le respect de l'éco-système nécessaire à la vie de celle-ci.

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Conte de Noël

père noëlNoël approche à grand pas mais pas à Grand Papa comme chaque année puisque le Père Noël 2014 est un tout jeunot issu du gouvernement Valls 2... Hervé Macron qu'il s'appelle celui qui arrive les bras chargés de cadeaux et de jouets par milliers.

Les petits enfants canadiens et chinois sont particulièrement gâtés. En effet, alors que beaucoup de petits garçons de par le monde désirent un avion téléguidé, SNC-Lavalin Inc. (le Canadien) et Friedmann Pacific Investment Group (FPI) (le Chinois) ont commandé, eux, un aéroport. Mais pas un aéroport en legos, non, un vrai aéroport avec de vrais avions qui y atterrissent et qui y décollent. Et celui de Toulouse-Blagnac leur conviendrait très bien.
Hervé Père Noël leur accorde cette faveur malgré les facéties de ces deux garnements. Friedmann Pacific Investiment Holdings Limited, dont le pays d’immatriculation est inconnu, aurait lui-même une filiale dénommée Friedmann Pacific Asset Management Limited, immatriculée aux îles Vierges britanniques. Le pédigree du papa Poon Ho Man et de la maman Christina, heureux parents de la petite soeur de FPIHL, la jolie Capella Capital Limited, une holding immatriculée également aux îles Vierges britanniques a pleinement rassuré Hervé Père Noël. Et nous donc! Quant au petit SNC-Lavalin Inc., la banque mondiale lui a imposé la plus grave sanction jamais prononcée dans l’histoire de l’institution pour des faits graves de corruption. Mais doit-on rester stigmatisé à jamais pour une erreur de jeunesse? Que nenni a décidé Hervé Père Noël! Faute condamnée est à moitié pardonnée. Tu pourras aussi faire plein d'argent avec ton petit aéroport français...
En ces temps difficiles où la plupart des enfants ne peuvent espérer que des "cadeaustères" au pied du sapin, il est formidable de constater que certains, par leur honnêteté et leur comportement, seront récompensés comme ils le méritent.
Il n'y a que le vilain Père Fouettard Médiapart pour trouver à redire sur ce joli conte de Noël...

Père Noël Hervé a encore plein de jolis aéroports dans sa hotte. De quoi faire encore plaisir à beaucoup de "petits n'enfants de monsieur Sylvestre"...

Mais la générosité de Père Noël Hervé ne s'arrête pas là. Répondant à la lettre du petit Pierre, il veut empêcher les salaires de progresser trop vite. Ou de décroître trop lentement. Les petits enfants de maman MEDEF en ont de la chance! Surtout qu'il leur apporte, en prime, la réforme du marché du travail (pas des marchés de Noël, rassurez-vous) avec le fameux modèle de "flexisécurité" interne à l'entreprise. Une nouvelle réforme de l'assurance chômage sera déposée dans les petits souliers pour inciter à la recherche effective d'emploi, vu que ces feignasses de chômeurs ne pensent qu'à épuiser jusqu'à leur terme les mirifiques allocations qui leur sont attribuées. Et les CDI qui ressemblent à des CDD? Il fallait y penser. Père Noël Hervé y a pensé! "La croissance des salaires réels est restée relativement dynamique en dépit du niveau de chômage élevé et croissant" qu'il a dit Père Noël Hervé. Les petits enfants de maman Mondialisation sont sous le charme de la musicalité d'une telle phrase et sont "esbaudis" devant ce constat qui ne peut que leur amener encore plein d'autres cadeaux!
Croyez-moi, Noël, avec Père Noël Hervé, c'est tout au long de l'année!

N.B.: il faut tout de même dire que Père Noël Hervé est bien aidé dans ses oeuvres charitables par Saint Nicolas-François et par petit Jésus Manuel.

Joyeux Noël!


 

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Merdia

" Jamais un rassemblement agricole dans le Tarn n'avait attiré autant de médias. C'est derrière une forêt de caméras, de micros et d'appareils de photos qu'on a défilé dans le calme" (La dépêche édition numérique du 16/11/2014)

IMG_20141115_143722" Jamais un rassemblement populaire à Toulouse n'avait été snobé par les médias. C'est avec l'absence manifeste de journalistes de la Dépêche du Midi qu'on a défilé dans le calme."

Dimanche 16 novembre, le lendemain du 15 où avait lieu à Toulouse une manifestation anti-austérité dont les lecteurs de la Dépêche (édition papier du Gers) peuvent toujours en chercher la moindre trace dans l'édition dominicale de leur journal préféré... Pourtant, le boulevard de Strasbourg était noir de monde ce samedi. L'austérité n'a pas pour autant cassé la bonne humeur des manifestants qui chantaient et dansaient tout en dénonçant la politique sociale du gouvernement actuel.
La Dépêche considère que tout va bien au royaume des socialistes régnants et l'appel national du collectif "3A" n'avait aucune raison d'être... Quant aux "pue-la-sueur" qui ont battu le pavé hier dans les rues de Toulouse, ils n'avaient qu'à se rendre à Albi où la FNSEA et les "pro-barrage" ont eu droit à un traitement de faveur de la part des journalistes de la DdM et à une pleine page de pube ce dimanche pour promouvoir le barrage du Testet.

Aucun journaliste de la Dépêche ne réagira à un tel déséquilibre dans le traitement de l'info? Je n'ose le croire... Pourtant, j'ai parcouru les colonnes à m'en crever les yeux et je dois bien me rendre à l'évidence, rien sur les milliers de gens qui défilaient boulevard de Strasbourg. Alors que le silence était de mise pour ne pas annoncer les manifs anti-austérité et leurs mots d'ordre, il est toujours d'actualité pour ne surtout pas expliquer pourquoi des Français se mobilisent contre les "réformes" qui mettent à mal, chaque jour davantage, la démocratie et leurs conditions de vie.

IMG_20141115_160559Monsieur Baylet a passé les consignes. Le président du conseil général du Tarn et Garonne partie prenante à Sivens, propriétaire de la Dépêche, président des radicaux de gauche (à ne pas confondre avec la gauche radicale!) a toute latitude pour indiquer ce qu'il est bon de publier ou pas dans son journal: ne pas froisser ses amis au gouvernement et caresser la FNSEA dans le sens du poil... La rédaction et les journalistes acceptent sans moufter... réveillez-vous!

Jusqu'à présent j'achetais régulièrement la Dépêche (pour les "locales" comme on dit par ici). À compter de demain j'irai jeter un coup d’œil aux "locales" au bistrot mais il n'est plus question de mettre un centime d'euro dans ce torchon.

NB:
J'ai voulu passer cette contribution dans les commentaires de la Dépêche, j'ai eu ce message en retour:

"Bonjour,
Nous vous remercions pour votre contribution.
Malheureusement elle comporte une expression ou un mot refusé par notre charte de modération (voir la charte).
Veuillez reformuler votre propos afin que votre message soit validé."

J'ai remplacé le mot "torchon" par "journal" et j'ai eu le même message... je vois pas ce que je pourrai retirer d'autre...

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Adishatz Georges...


Couverture bulletin novembre 2009

Le dernier "campanè" de Castelnau tire sa révérence.

Marie-Cécile, Caroline, Dame Marie et Outtierte sonneront bien tristement le départ de Georges vers des pays inconnus...

Bulletin Municipal de Castenau Barbarens novembre 2009:

Bien installées dans leur reposoir de la tour du XIIIème, Marie-Cécile, Caroline, Dame Marie et Outtierte sont les meilleures copines de Georges depuis près d'1/4 de siècle sans qu’Alice, son épouse, n'en soit contrariée pour autant !
D’ailleurs c'est elle, Alice, qui les lui a présentées, à Georges, ces 4 gamines âgées de 118 ans !
Après monsieur DUFFORT, c'est à elle qu'échoit la lourde responsabilité de les faire s'exprimer tous les midis de chaque jour, à chaque office, aux mariages, baptêmes, obsèques. Alice et Georges savent tirer du bronze dont elles sont faites les sons familiers aux oreilles des Castelnausiens.
C'est bien des cloches dont il s’agit ici. Elles en ont connu des générations de "campanès " entre les "officiels" engagés par la commune et les bénévoles. Citons, entre autres, la participation des familles 6UERLIN, MONFERRAN et BIFFI.
Sonneries "à la volée" nécessitant 4 personnes pour fêter un mariage ; annonces, plus sobres, des chers disparus, tous les "campanès" ont
perpétué la tradition des carillonneurs.
Sachez qu'au décès d'une personne, la veille des obsèques, midi et soir, 3 coups répétés 9 fois accompagnés du glas annoncent la disparition
d'un homme...les dames, elles, n'ont droit qu’à 2 sonneries seulement...même ici la parité n'est pas de mise ! L'opération se répète 1h avant les obsèques, à l’arrivée du corps à l'église et à sa sortie.
Aux mariages,la sonnerie, plus joyeuse, est effectuée "à la volée" et nos cloches, activées par 4 paires de mains, s'en donnent à cœur joie !
Les communions et les baptêmes n’ayant plus lieu à l'église de Castelnau, nos 4 vieilles Dames vivent un drame social et se retrouvent....au chômage technique !
A noter que leur départ vers Rome le jeudi de Pâques laisse le village orphelin jusqu'à leur retour pour l'office pascal. Réservées aux choses de la religion catholique, elles n'honorent pas le mariage civil...Des faits antérieurs, sujets à polémiques, ont amené Alice et Georges à décliner toute demande en ce sens pour éviter "les cloches de la discorde" !
À la question de savoir si la tradition se perpétuera après eux, Alice et Georges ont bien peur d'être les derniers "campanès".

IMGP2961
Adishatz Georges, passe le bonjour aux deux Maurice et à tous les autres...


 

Posté par Sitting Bull à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les dernières nouvelles de demain

 

gtabouis01"Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses du Nord-Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d'exploitation, de transformation, d'acheminement des hydrocarbures, ou que ce soit dans la construction d'infrastructures" (La Tribune)

Bon, dans le genre "faites ailleurs ce que vous ne pouvez pas faire chez nous (pour le moment!)", Pépère se la pète sévère...

À peine le GIEC vient-il de tirer le signal d'alrme (pour la 5ème fois!), môssieur le président de la république française s'en va parachever, à titre posthume, le boulot de de Margerie. Car c'est bien là, au Canada, dans la province de l'Alberta, que Total investit 5 milliards de dollars canadiens (3,5 milliards d'euros) dans l'exploitation des sables bitumineux. Provocation? Message subliminal?

Attendez-vous à savoir que notre cher président envisage de venir faire le même numéro en Ile de France ou dans le Sud Ouest après que Ségolène Royal, conseillée par le futur cabinet conseil Montebourg and Co, aura découvert que, finalement, le gaz de schiste sent bon la chlorophylle...

Ces attitudes présidentielles ne prêtent plus à rire.
Ajoutez à cela la volonté de Valls pour finaliser Notre Dame des Landes et les godillots du conseil général du Tarn faire dans leur froc sous la pression de la FNSEA et on a une lecture surréaliste de la transition énergétique.

Pépère va causer dans les étranges lucarnes ce soir. M'étonnerait qu'il fasse son mea-culpa sur ces différents dossiers.
"Heu... bon, la courbe du chômage n'est pas encore ce qu'elle devrait être mais nous sommes en bonne voie. D'ailleurs nous mettons en chantier un aéroport international et des barrages qui vont créer des milliers d'emploi. Et je ne vous parle pas de l'exploitation des gaz de schiste que nous sommes sur le point de trouver miraculeux pour notre économie et pour votre bien être.  Encore quelques efforts, mes chers compatriotes, et le bonheur est à portée de main. Je compte sur vous." Me verrais bien en "plume" de notre président moi!


Posté par Sitting Bull à 11:18 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

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