HUMEUR...

64, 65, 66, 67...

 

fraude_fiscaleL'optimisation fiscale (quel joli nom pour désigner l'évasion fiscale légale!) et la fraude fiscale soustraient chaque année environ 80 à 100 milliards d’euros de recettes à l’état français.

2014: 11 milliards de déficit pour la Sécurité Sociale, 8 milliards pour l'AGIRC et l'ARRCO réunies... Et que voit-on, qu'entend-on? De belles personnes, des spécialistes, des économistes libéraux qui envahissent les ondes, les écrans, les gazettes pour préparer les esprits à intégrer de nouveaux paramètres: repousser l'âge de départ à la retraite à 64 ans vieux-smiley, augmenter les cotisations (salariales, il y a belle lurette que les employeurs ne règlent plus leur dû, par omission ou par cadeau gouvernemental!) et diminuer le montant des pensions. Et tout ça de concert, tant qu'à faire!

80 milliards d'argent fictif rapportés à 20 milliards de manque à la santé/prévoyance... Y'a du rabe!

Seulement, il est beaucoup plus facile d'aller se servir sur des salaires qui ne peuvent échapper au fisc, eux, de pondre des "réformes" d'allongement de ceci et d'augmentation de cela que de courir après les milliards planqués dans les paradis fiscaux. Et comme si ça suffisait pas, Bercy et Sapin font tout ce qu'ils peuvent pour empêcher la mise en place, au niveau de l'Europe, d'une taxe qui s'approcherait de l'avortée "taxe Tobin" et qui mettrait 35 milliards de beurre dans les 20 milliards d'épinards en question! (voir ICI).

OK, j'ai l'air de manipuler les chiffres (1) comme si j'étais Jacques Attali himself! Mais que font-ils d'autre nos bons maîtres pour mettre la pression sur le populo sinon que de balancer des milliards par ci, des milliards par là, s'appuyant sur des "courbes" des "graphes" pondus par des instituts "irréprochables", chiffres que nous devrions gober sans moufter.
Chiffres que nous gobons sans moufter...

Alors que la fête continue!

(1) chiffres que je suis allé chercher sur des gazettes ayant pignon sur rue!


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Taxe sur les transactions financières...

... ça sent le Sapin!

 

sapin noelLa taxe sur les transactions financières était une promesse de campagne de François Hollande. Une mesure "de gauche" quoi!

Deux "spécialistes" de Bercy en charge des négociations au niveau européen sur la "taxe Tobin" viennent de rejoindre la Fédération Bancaire Française (FBF) pour l'un et la Société Générale pour l'autre. Quant aux "spécialistes" qui continuent à oeuvrer à Bercy, on n'a pas encore de "tuyaux" sur leur devenir dans les grandes banques françaises...

Comment s'étonner dès lors qu'aucun accord sur la TTF n'ait vu le jour? Comment s'étonner de l'agacement des ONG face à une taxe "au rabais" avancée par Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics. 35 milliards de recette fiscale, c'est pas rien! Eh bien si, c'est devenu du rien...

Tiens... Michel Sapin. Cet homme là, le chef de Bercy, pourrait orienter les négociations dans le bon sens. En tant qu'homme de gôche, 40 ans de Parti Socialiste, pourquoi donc freine-t-il des 4 fers en proposant une taxe réduite aux actions et à certains CDS, reportant la taxation des dérivés ad vitam æternam? Thomas Coutrot (ATTAC), dans "Le Monde" évoque l'affligeante servilité de Bercy envers le lobby bancaire. C'est rien de le dire...

Quel fauteuil, dans le privé, est-il réservé au futur ex-ministre à la fin du quinquennat lorsque les socialistes seront grillés sur tout le territoire pour prétendre continuer à pantoufler dans les services publics?
Dépenser autant d'énergie  pour protéger les banques et mettre en échec une mesure qui irait (pour une fois!) dans le sens de plus de justice fiscale, ça cache quelque chose... ou bien Michel Sapin, dès 1975 était un sous-marin du patronat et du lobby bancaire et, dans ce cas, il fait le job; ou bien Michel Sapin assure ses arrière pour la période post 2017...

Vite! La 6ème République pour nettoyer les écuries du pouvoir!

Voir Médiapart ICI et ICI


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Les travailleurs de la nuit

 

screenshot_10La société ne m’accordait que trois moyens d’existence : le travail, la mendicité, le vol. Le travail, loin de me répugner, me plaît, l’homme ne peut même pas se passer de travailler ; ses muscles, son cerveau possèdent une somme d’énergie à dépenser. Ce qui m’a répugné, c’est de suer sang et eau pour l’aumône d’un salaire, c’est de créer des richesses dont j’aurais été frustré. En un mot, il m’a répugné de me livrer à la prostitution du travail. La mendicité c’est l’avilissement, la négation de toute dignité. Tout homme a droit au banquet de la vie.
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.
Le vol c’est la restitution, la reprise de possession. Plutôt que d’être cloîtré dans une usine, comme dans un bagne ; plutôt que mendier ce à quoi j’avais droit, j’ai préféré m’insurger et combattre pied à pied mes ennemis en faisant la guerre aux riches, en attaquant leurs biens. Certes, je conçois que vous auriez préféré que je me soumette à vos lois ; qu'ouvrier docile et avachi  j’eusse créé des richesses en échange d’un salaire dérisoire et, lorsque le corps usé et le cerveau abêti, je m’en fusse crever au coin d’une rue. Alors vous ne m’appelleriez pas « bandit cynique », mais « honnête ouvrier ». S'il y a vol c'est parce qu'il y a abondance d'une part et disette de l'autre, parce que tout appartient à quelques uns. La lutte s'arrêtera le jour où les hommes mettront en commun leurs joies et leurs peines, leurs travaux et leurs richesses, lorsque tout appartiendra à tous. Anarchiste révolutionnaire, j'ai fait ma révolution. Soyez sans indulgence pour moi, je l'aurais été pour vous.

Certes, moi aussi je réprouve le fait par lequel un homme s’empare violemment et avec ruse du fruit du labeur d’autrui. Mais c’est précisément pour cela que j’ai fait la guerre aux riches, voleurs du bien des pauvres. Moi aussi je voudrais vivre dans une société où le vol serait banni. Je n’approuve et n’ai usé du vol que comme moyen de révolte propre à combattre le plus inique de tous les vols : la propriété individuelle.

8 mars 1905.

À l'ouverture de son procès, Marius Jacob adresse ces propos au tribunal d'Amiens.
Décembre 2014, 110 ans plus tard ces paroles gardent toute leur force. La place du travailleur dans la société n'a pas évolué d'un poil. Pire, s'ajoute à son sort funeste la destruction de ses besoins vitaux.

Texte intégral ICI

Vendredi dernier j'ai assisté à Auch à la projection du film de Michel Mathurin "Hors les lois et la servitude", hommage à Marius Jacob "Anarchiste Illégaliste" créateur de la bande de cambrioleurs " Les travailleurs de la nuit".

Jusqu'à ce vendredi soir, Marius Jacob m'était un illustre inconnu. Après avoir pris connaissance de ce texte magnifique la curiosité me pousse à en savoir plus que les caricatures véhiculées via la bande à Bonnot, les poseurs de bombes, les attentats sanglants, le désordre, le chaos, la confusion, le gâchis, le trouble, les émeutes, la pagaille et la chienlit... La philosophie politique que véhicule l'anarchisme mérite, assurément, mieux que ça.

Un grand merci à Michel Mathurin qui a produit seul ce film qui fait son bonhomme de chemin à travers le monde.


 

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Des histoires...


CosmosDe 1932 à 1966, 13.000 personnes, dont 900 sont décédées, ont été victimes des 400 tonnes de mercure déversées dans la baie de Minamata au japon. Le mercure a toujours des effets polluants sur l'éco-système.

1976, 193 personnes sont intoxiquées et sont atteintes de chloracné. Quarante ans plus tard, les enfants des mères contaminées souffrent de troubles thyroïdiens. Seveso entre dans la longue liste des catastrophes majeures engendrées par l'activité humaine.

25000 morts, 350 000 victimes, l'explosion d'une cuve de produit chimique à Bophal en 1984 continue, aujourd'hui son oeuvre destructrice parmi la communauté humaine. L'environnement non dépollué tue chaque jour, atrophie chaque jour, 30 ans après...

31 morts et 4.500 blessés en septembre 2001 à Toulouse. L'usine AZF du groupe Total laisse une profonde cicatrice dans la ville rose.

Novembre 2005, l’usine pétrochimique de la Jilin Petrochemical Corporation, à Jilin, en Chine, provoque la mort de six personnes, occasionne des séquelles sur des centaines de blessés et amène l'évacuation de dix mille habitants (chiffres invérifiables...) Les 180 Km de pollution du fleuve Amour mettent en danger la santé et la vie de millions de personnes. Idem pour la pollution des nappes phréatiques. Aujourd'hui des millions de Chinois en subissent encore les effets à long terme.

2013, un immeuble d'ateliers de confection s'effondre à Daccabau Bengladesh. 1200 ouvrier(e)s tués à cause des pratiques de l'industrie textile mondiale. Aujourd'hui rien n'a changé dans les conditions de travail d'exploitation des petites mains chargées de fabriquer les "marques" recherchées par les occidentaux.

De 67 000 Km² à... 0 (zéro!). C'est le triste sort de la mer d'Aral en moins de trente ans. La 4ème mer intérieure du globe disparaît à cause d'une irrigation intensive de champs de coton qui assèche ses deux fleuves nourriciers, l'Amou-Daria et le Syr-Daria avec des conséquences sociales et écologiques dramatiques. Les quantités colossales de pesticides accumulées au fond du bassin, après avoir tué l'éco-système aquatique, tapissent maintenant le sol nu et sont causes de nombreuses maladies mortelles pour les populations alentour.
On continue?
La liste serait bien trop longue.
À chaque catastrophe médiatisée, "plus jamais ça" entend-on de la bouche de nos responsables planétaires politiques. Et c'est parti pour une conférence récurente internationale sur le réchauffement climatique, sur les droits des travailleurs des pays émergents, sur le respect de la bio-diversité.
En attendant, "à fond la caisse" sur les gaz de schistes, sur les OGM, sur l'industrie chimique, sur l'agriculture intensive et industrielle, sur l'industrie agro-alimentaire, sur l'exploitation à outrance des métaux précieux et rares etc. Tout ça pourquoi?
"Productivité, compétitivité" disent sobrement les industriels et les marchands du temple. "Emploi" clame le Cacarante. "Croissance, richesse partagée" s'égosillent nos dirigeants nationaux.
Quand donc, au regard de ces quelques exemples, nos concitoyens prendront-ils conscience que derrière ces mots savants, gages du bonheur sur terre leur dit-on, se cache le plus sinistre mot de la langue internationale: "Dollars".
"Dollars" dont la préoccupation première n'est certes pas le bien être de l'humanité et encore moins le respect de l'éco-système nécessaire à la vie de celle-ci.

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Conte de Noël

père noëlNoël approche à grand pas mais pas à Grand Papa comme chaque année puisque le Père Noël 2014 est un tout jeunot issu du gouvernement Valls 2... Hervé Macron qu'il s'appelle celui qui arrive les bras chargés de cadeaux et de jouets par milliers.

Les petits enfants canadiens et chinois sont particulièrement gâtés. En effet, alors que beaucoup de petits garçons de par le monde désirent un avion téléguidé, SNC-Lavalin Inc. (le Canadien) et Friedmann Pacific Investment Group (FPI) (le Chinois) ont commandé, eux, un aéroport. Mais pas un aéroport en legos, non, un vrai aéroport avec de vrais avions qui y atterrissent et qui y décollent. Et celui de Toulouse-Blagnac leur conviendrait très bien.
Hervé Père Noël leur accorde cette faveur malgré les facéties de ces deux garnements. Friedmann Pacific Investiment Holdings Limited, dont le pays d’immatriculation est inconnu, aurait lui-même une filiale dénommée Friedmann Pacific Asset Management Limited, immatriculée aux îles Vierges britanniques. Le pédigree du papa Poon Ho Man et de la maman Christina, heureux parents de la petite soeur de FPIHL, la jolie Capella Capital Limited, une holding immatriculée également aux îles Vierges britanniques a pleinement rassuré Hervé Père Noël. Et nous donc! Quant au petit SNC-Lavalin Inc., la banque mondiale lui a imposé la plus grave sanction jamais prononcée dans l’histoire de l’institution pour des faits graves de corruption. Mais doit-on rester stigmatisé à jamais pour une erreur de jeunesse? Que nenni a décidé Hervé Père Noël! Faute condamnée est à moitié pardonnée. Tu pourras aussi faire plein d'argent avec ton petit aéroport français...
En ces temps difficiles où la plupart des enfants ne peuvent espérer que des "cadeaustères" au pied du sapin, il est formidable de constater que certains, par leur honnêteté et leur comportement, seront récompensés comme ils le méritent.
Il n'y a que le vilain Père Fouettard Médiapart pour trouver à redire sur ce joli conte de Noël...

Père Noël Hervé a encore plein de jolis aéroports dans sa hotte. De quoi faire encore plaisir à beaucoup de "petits n'enfants de monsieur Sylvestre"...

Mais la générosité de Père Noël Hervé ne s'arrête pas là. Répondant à la lettre du petit Pierre, il veut empêcher les salaires de progresser trop vite. Ou de décroître trop lentement. Les petits enfants de maman MEDEF en ont de la chance! Surtout qu'il leur apporte, en prime, la réforme du marché du travail (pas des marchés de Noël, rassurez-vous) avec le fameux modèle de "flexisécurité" interne à l'entreprise. Une nouvelle réforme de l'assurance chômage sera déposée dans les petits souliers pour inciter à la recherche effective d'emploi, vu que ces feignasses de chômeurs ne pensent qu'à épuiser jusqu'à leur terme les mirifiques allocations qui leur sont attribuées. Et les CDI qui ressemblent à des CDD? Il fallait y penser. Père Noël Hervé y a pensé! "La croissance des salaires réels est restée relativement dynamique en dépit du niveau de chômage élevé et croissant" qu'il a dit Père Noël Hervé. Les petits enfants de maman Mondialisation sont sous le charme de la musicalité d'une telle phrase et sont "esbaudis" devant ce constat qui ne peut que leur amener encore plein d'autres cadeaux!
Croyez-moi, Noël, avec Père Noël Hervé, c'est tout au long de l'année!

N.B.: il faut tout de même dire que Père Noël Hervé est bien aidé dans ses oeuvres charitables par Saint Nicolas-François et par petit Jésus Manuel.

Joyeux Noël!


 

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Merdia

" Jamais un rassemblement agricole dans le Tarn n'avait attiré autant de médias. C'est derrière une forêt de caméras, de micros et d'appareils de photos qu'on a défilé dans le calme" (La dépêche édition numérique du 16/11/2014)

IMG_20141115_143722" Jamais un rassemblement populaire à Toulouse n'avait été snobé par les médias. C'est avec l'absence manifeste de journalistes de la Dépêche du Midi qu'on a défilé dans le calme."

Dimanche 16 novembre, le lendemain du 15 où avait lieu à Toulouse une manifestation anti-austérité dont les lecteurs de la Dépêche (édition papier du Gers) peuvent toujours en chercher la moindre trace dans l'édition dominicale de leur journal préféré... Pourtant, le boulevard de Strasbourg était noir de monde ce samedi. L'austérité n'a pas pour autant cassé la bonne humeur des manifestants qui chantaient et dansaient tout en dénonçant la politique sociale du gouvernement actuel.
La Dépêche considère que tout va bien au royaume des socialistes régnants et l'appel national du collectif "3A" n'avait aucune raison d'être... Quant aux "pue-la-sueur" qui ont battu le pavé hier dans les rues de Toulouse, ils n'avaient qu'à se rendre à Albi où la FNSEA et les "pro-barrage" ont eu droit à un traitement de faveur de la part des journalistes de la DdM et à une pleine page de pube ce dimanche pour promouvoir le barrage du Testet.

Aucun journaliste de la Dépêche ne réagira à un tel déséquilibre dans le traitement de l'info? Je n'ose le croire... Pourtant, j'ai parcouru les colonnes à m'en crever les yeux et je dois bien me rendre à l'évidence, rien sur les milliers de gens qui défilaient boulevard de Strasbourg. Alors que le silence était de mise pour ne pas annoncer les manifs anti-austérité et leurs mots d'ordre, il est toujours d'actualité pour ne surtout pas expliquer pourquoi des Français se mobilisent contre les "réformes" qui mettent à mal, chaque jour davantage, la démocratie et leurs conditions de vie.

IMG_20141115_160559Monsieur Baylet a passé les consignes. Le président du conseil général du Tarn et Garonne partie prenante à Sivens, propriétaire de la Dépêche, président des radicaux de gauche (à ne pas confondre avec la gauche radicale!) a toute latitude pour indiquer ce qu'il est bon de publier ou pas dans son journal: ne pas froisser ses amis au gouvernement et caresser la FNSEA dans le sens du poil... La rédaction et les journalistes acceptent sans moufter... réveillez-vous!

Jusqu'à présent j'achetais régulièrement la Dépêche (pour les "locales" comme on dit par ici). À compter de demain j'irai jeter un coup d’œil aux "locales" au bistrot mais il n'est plus question de mettre un centime d'euro dans ce torchon.

NB:
J'ai voulu passer cette contribution dans les commentaires de la Dépêche, j'ai eu ce message en retour:

"Bonjour,
Nous vous remercions pour votre contribution.
Malheureusement elle comporte une expression ou un mot refusé par notre charte de modération (voir la charte).
Veuillez reformuler votre propos afin que votre message soit validé."

J'ai remplacé le mot "torchon" par "journal" et j'ai eu le même message... je vois pas ce que je pourrai retirer d'autre...

IMG_20141115_155427


 

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Adishatz Georges...


Couverture bulletin novembre 2009

Le dernier "campanè" de Castelnau tire sa révérence.

Marie-Cécile, Caroline, Dame Marie et Outtierte sonneront bien tristement le départ de Georges vers des pays inconnus...

Bulletin Municipal de Castenau Barbarens novembre 2009:

Bien installées dans leur reposoir de la tour du XIIIème, Marie-Cécile, Caroline, Dame Marie et Outtierte sont les meilleures copines de Georges depuis près d'1/4 de siècle sans qu’Alice, son épouse, n'en soit contrariée pour autant !
D’ailleurs c'est elle, Alice, qui les lui a présentées, à Georges, ces 4 gamines âgées de 118 ans !
Après monsieur DUFFORT, c'est à elle qu'échoit la lourde responsabilité de les faire s'exprimer tous les midis de chaque jour, à chaque office, aux mariages, baptêmes, obsèques. Alice et Georges savent tirer du bronze dont elles sont faites les sons familiers aux oreilles des Castelnausiens.
C'est bien des cloches dont il s’agit ici. Elles en ont connu des générations de "campanès " entre les "officiels" engagés par la commune et les bénévoles. Citons, entre autres, la participation des familles 6UERLIN, MONFERRAN et BIFFI.
Sonneries "à la volée" nécessitant 4 personnes pour fêter un mariage ; annonces, plus sobres, des chers disparus, tous les "campanès" ont
perpétué la tradition des carillonneurs.
Sachez qu'au décès d'une personne, la veille des obsèques, midi et soir, 3 coups répétés 9 fois accompagnés du glas annoncent la disparition
d'un homme...les dames, elles, n'ont droit qu’à 2 sonneries seulement...même ici la parité n'est pas de mise ! L'opération se répète 1h avant les obsèques, à l’arrivée du corps à l'église et à sa sortie.
Aux mariages,la sonnerie, plus joyeuse, est effectuée "à la volée" et nos cloches, activées par 4 paires de mains, s'en donnent à cœur joie !
Les communions et les baptêmes n’ayant plus lieu à l'église de Castelnau, nos 4 vieilles Dames vivent un drame social et se retrouvent....au chômage technique !
A noter que leur départ vers Rome le jeudi de Pâques laisse le village orphelin jusqu'à leur retour pour l'office pascal. Réservées aux choses de la religion catholique, elles n'honorent pas le mariage civil...Des faits antérieurs, sujets à polémiques, ont amené Alice et Georges à décliner toute demande en ce sens pour éviter "les cloches de la discorde" !
À la question de savoir si la tradition se perpétuera après eux, Alice et Georges ont bien peur d'être les derniers "campanès".

IMGP2961
Adishatz Georges, passe le bonjour aux deux Maurice et à tous les autres...


 

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Les dernières nouvelles de demain

 

gtabouis01"Je souhaite que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses du Nord-Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d'exploitation, de transformation, d'acheminement des hydrocarbures, ou que ce soit dans la construction d'infrastructures" (La Tribune)

Bon, dans le genre "faites ailleurs ce que vous ne pouvez pas faire chez nous (pour le moment!)", Pépère se la pète sévère...

À peine le GIEC vient-il de tirer le signal d'alrme (pour la 5ème fois!), môssieur le président de la république française s'en va parachever, à titre posthume, le boulot de de Margerie. Car c'est bien là, au Canada, dans la province de l'Alberta, que Total investit 5 milliards de dollars canadiens (3,5 milliards d'euros) dans l'exploitation des sables bitumineux. Provocation? Message subliminal?

Attendez-vous à savoir que notre cher président envisage de venir faire le même numéro en Ile de France ou dans le Sud Ouest après que Ségolène Royal, conseillée par le futur cabinet conseil Montebourg and Co, aura découvert que, finalement, le gaz de schiste sent bon la chlorophylle...

Ces attitudes présidentielles ne prêtent plus à rire.
Ajoutez à cela la volonté de Valls pour finaliser Notre Dame des Landes et les godillots du conseil général du Tarn faire dans leur froc sous la pression de la FNSEA et on a une lecture surréaliste de la transition énergétique.

Pépère va causer dans les étranges lucarnes ce soir. M'étonnerait qu'il fasse son mea-culpa sur ces différents dossiers.
"Heu... bon, la courbe du chômage n'est pas encore ce qu'elle devrait être mais nous sommes en bonne voie. D'ailleurs nous mettons en chantier un aéroport international et des barrages qui vont créer des milliers d'emploi. Et je ne vous parle pas de l'exploitation des gaz de schiste que nous sommes sur le point de trouver miraculeux pour notre économie et pour votre bien être.  Encore quelques efforts, mes chers compatriotes, et le bonheur est à portée de main. Je compte sur vous." Me verrais bien en "plume" de notre président moi!


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Unions illicites

Bon, soucis ce soir pour Ségolène!

Avant de se prononcer sur la pertinence du barrage de Sirvens, aura-t-elle mis le nez dans les affaires de la "famille tuyau de poêle" représentée par le conseil général du Tarn (et d'autres en Midi-Pyrénées), la Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG), les chambres d'agriculture et la FNSEA?... et j'y ajouterai l'État en songeant au barrage de Fourogue (voir article Médiapart).
Le nœud du problème est là. Élus locaux, agrobusiness, concepteurs et bâtisseurs d'ouvrages se tiennent par la main ans le seul but de faire tourner les subventions dans le bon sens pour les répartir entre "copains et coquins". On est loin de considérations écologiques et de la protection des paysans!
Exemple type: "Francis Daguzan (divers gauche), vice-président du conseil général du Gers, où il est chargé des dossiers de l'eau. Il siège aux côtés des vice-présidents des autres conseils généraux concernés, des conseils régionaux, des dirigeants des chambres d'agriculture... Retraité agricole, Francis Daguzan est aussi vice-président du comité de bassin Adour-Garonne – l'instance politique de l'agence de l'eaudont il est en outre administrateur, entre autres mandats. La presse locale l'appelle "Monsieur eau". (Le Monde)

Les conseils généraux utilisent la CACG en tant que bureau d'études pour leurs projets relatifs à l'eau, laquelle CACG sera le maître d'œuvre et l'exécutant des chantiers. Or, les représentants des conseils généraux sont majoritaires à la CACG. N'oublions pas la présence de représentants des chambres d'agriculture (donc, de la FNSEA) à la CACG et à l'agence de l'eau! Cercle vertueux?

Comment Ségolène Royal réagira-t-elle aux menaces du président de la FNSEA: "Je n'ai qu'à lever le petit doigt pour mobiliser 3000 à 4000 agriculteurs sur le site. C'est ce que je rappellerai à Ségolène Royal ce mardi 4 novembre lors de la réunion des parties prenantes au projet de Sivens.". (Blog Le Figaro)

Propos d'un type qui prétend parler au nom des paysans, auteur de cette sentance: "Celui qui a 2 ha, trois chèvres et deux moutons n'est pas agriculteur", magnat de l'agro-business, PDG de la Sofiprotéol, holding financier au chiffre d'affaires de 7 milliards d'euros dont les activités se déploient aussi bien dans le commerce de la semence, de l'alimentation animale, à travers sa filiale Glon-Sanders, que celui du Diester. (Marianne)
Toute la poésie de la FNSEA dans une phrase! Si on ne répond pas à mes exigences, j'envoie mes gros bras. Lesquels? Ceux qui ont incendié la MSA et le centre des impôts de Morlaix, ceux qui ont mis à sac les bureaux de Dominique Voynet, ceux qui brûlent des pneus et répandent lisier et fumier devant les préfectures, tous ceux là qui ont agi en toute impunité et dont on attend encore les interpellations?

Sirvens n'est que l'arbre qui cache la forêt. Rémi Fraisse ne deviendra bien vite qu'un "dégât co-latéral" dans le grand roman des accointances de ceux qui arrangent leurs intérêts personnels au détriment de l'intérêt de tous. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises… 


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C'est pas inéluctable

Ben tiens !

"Je n'ai pas triché mais j’ai interprété une disposition différemment de l'administration fiscale." Je n’ai qu’à essayer de dire ça à mon inspecteur des impôts en cas "d’erreur" sur ma déclaration fiscale. Sûr que Juppé viendrait  à mon secours.

Manquent pas d’air tous ces puissants.

Le Cahuzac, ministre en charge de courir après les tricheurs et les exilés fiscaux, planque lui-même son pognon dans un paradis fiscal en mentant comme un arracheur de dents à la représentation nationale.
Le Thévenoud qui nous fait une allergie à la paperasserie administrative (là aussi, je n’ai qu’à me pointer devant mon inspecteur des impôts avec un certificat médical !)
Et maintenant le Gilles Carez qui fait dans la "mauvaise interprétation" des dispositions fiscales…

Et moi, pauvre pomme, je devrais gober sereinement toutes ces erreurs, ces "égarements", que c’est pas leur faute, les pôvres, qu’ils sont tellement pris par leur souci de nous inventer le bonheur qu’ils peuvent pas penser à tout !
Selon que vous serez puissant ou misérable vous aurez le regard indulgent de vos pairs ou vous prendrez 2 mois fermes histoire de vous apprendre à rester dans les clous…

Une soixantaine d'élus en "délicatesse" avec le fisc nous apprend le Canard Enchaîné. Ouais, et le reste…

Le statut d'élu permet des "passe-droit" qui motivent plus les dits élus que le mandat que leur ont confié les électeurs. Bon, je n'irai pas jusqu'au "tous pourris". Il doit bien rester quelques militants qui croient en leur mission ou quelques naïfs qui servent de faire valoir aux plus malins.
En attendant ces belles personnes prétendent faire la morale à ces fainéants de chômeurs qui se vautrent dans leurs allocations et elles font œuvre de pédagogie télévisuelle pour expliquer à leurs semblables sujets de se serrer la ceinture pour accéder, plus tard (?), à des jours meilleurs.

Il est grand temps de changer la donne et de redistribuer les cartes à l'ensemble de la population qui se doit de prendre elle-même les orientations qui la concerne avec, en point de mire, l'intérêt général et la protection de l'éco système garant de notre survie à tous, nous autres ÊTRES HUMAINS. Je ne me fais pas d'illusion. On va encore découvrir et mettre sur la place publique ici et là des scandales (?) mettant à jour les injustices flagrantes que génèrent le système capitaliste et ceux qui le font vivre. On va en parler des années encore sans doute, sans que rien ne change. Le relais médiatique saura arrondir les angles et raconter de belles histoires à faire pleurer les pauvres dans les chaumières. Mais un jour…

Un jour, ça pétera… Ça pétera dans le sang pour le plus grand bonheur de ceux qui sont à l'origine de tous nos maux et qui verront, là, l'opportunité de "remettre le couvert" après LE grand nettoyage. Aussi, pour éviter l'éternelle répétition de l'Histoire, il est grand temps que les partis politiques, les hommes et les femmes de gauche se retrouvent pour préparer "le grand chambardement" de la manière la plus efficace et la plus intelligente possible.
Le mouvement pour une 6ème république inspiré par le Parti de Gauche avec l'élection d'une assemblée constituante composée d'élus n'appartenant pas forcément au "sérail" me semble une approche intéressante. Aider les citoyens à retrouver le goût et l'envie de réfléchir et de penser par eux-mêmes leur destin est autrement plus exaltant que de les voir mettre dans l'urne un bulletin FN pour une vraie-fausse Jeanne d'Arc qui viendrait, comme par magie, concrétiser les vraies-fausses promesses que leur ont fourguées les partis institutionnels jusqu'à présent.

Alors? On y va vers la 6ème?


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