HUMEUR...

La bande à Laurent la fronde


thierry-la-fronde-serietv-2327Le retour du roi Jean en France : Thierry et sa troupe quittent alors la Sologne pour se mettre à son service et devenir " les hors-la-loi du roi ".

Un pâlichon remake de la série télé des années 60...Le roi Jean a les traits de Manuel Valls. Laurent Baumel et sa bande feront allégeance ce mardi à l'assemblée nationale. Barbara Romagnan espère que "nous serons plus nombreux pour obtenir un infléchissement réel des politiques." C'est beau l'espoir...

Alors? Qu'est-ce qui retient les frondeurs de voter "contre"?

Le roi Manuel a prévenu: "Soit vous votez la confiance à l'Assemblée nationale la semaine prochaine, soit vous donnez les clés du pays à Marine Le Pen". Ah! l'épouvantail FN! Ça vieillit bien et ça arrange tellement de monde.
Nos révolutionnaires PS pensent-ils réellement que Pépère dissoudrait l'assemblée si son gouvernement était mis en minorité? Sont-ils à ce point incapables d'envisager qu'il serait amené à nommer un autre premier ministre issu de son opposition de gauche?

Pour ma part et au vu des derniers avatars de l'actualité politique je suis persuadé que "les hors la loi du président" ont tout bêtement la trouille de perdre leur siège boulot. Et tous les effets médiatiques auxquels ils s'adonnent à travers journaux et télés ne sont que ce qu'ils sont... des effets médiatiques!
JL Mélenchon a raison de dire qu'il n'y a rien à attendre d'une vraie-fausse gauche du PS. De la même manière qu'il n'y a rien à attendre du PC tout occupé qu'il est à élaborer des alliances stratégiques pour maintenir en place les élus qu'il lui reste, y compris certain sénateur que je ne citerai pas. Le casse-croûte à la fête de l'Huma était destiné aux photographes de Paris Match, très au fait des potins politiques en ce moment.

Arnaud Leroy: " Je ne me retrouve pas dans les propos de Marie-Noëlle Lienemann, confortablement installée dans son siège de sénatrice. Ou de Jérôme Guedj qui n'est plus député..." La messe est dite.

Allez! On se retrouve mardi au Palais Bourbon. Il y a une séance de Grand Guignol.


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Un de plus!


" J'ai une question toute simple à lui poser
(à Jérôme Cahuzac) : pourquoi a-t-il menti à la représentation nationale ?
Pourquoi il s'est menti à lui-même ? "
" C'est une véritable trahison. " (affaire Cahuzac)
En octobre dernier
, il lançait encore à propos des demandes de régularisation des fraudeurs : " Faites repentance fiscale parce que le compte à rebours va s'enclencher. "
" Chaque citoyen français doit contribuer au financement du modèle social "
" La lutte déterminée contre la fraude et l'optimisation fiscale ne doit pas concerner seulement les personnes physiques mais elle doit également s'appliquer aux grandes entreprises. C'est une véritable rupture avec la politique de la droite qui avait fait de l'amnistie fiscale un de ses sujets favoris "

Propos vertueux qui ne souffrent aucun pardon de la part du vice-président de la commission parlementaire chargée de "l'affaire Cahuzac".

stop-love-y-en-a-marre-131110600274Ouais mais c'était avant... avant que le même guignol ne chute 9 jours seulement après avoir été nommé secrétaire d'État au commerce extérieur par le duo de choc à la tête de l'État. Et pour quelle raison lui a-t-on demandé délicatement de démissionner? Tout bêtement parce que le gaillard en question a un un problème de « conformité avec les impôts ». Comme c'est joliment dit...

M. Thévenoud n’aurait ni déclaré ni payé ses impôts depuis plusieurs années, et qu'une procédure de taxation d’office aurait été engagée à son encontre par les services fiscaux, pour prélever à la source une part de ses revenus faute de réponse à de multiples relances et mises en demeure. (Médiapart)

Sont pas bien malins nos têtes pensantes... se faire avoir comme des bleus en nommant un type qui a "omis", "par négligence", de déclarer et payer ses impôts! Tu crois qu'ils auraient pas pu s'en rendre compte avant d'aller le chercher, le type?
Dommage, il n'aura pas eu l'occasion de dire la vérité "droit dans les yeux" des parlementaires ou du président de la République comme l'a si bien fait son illustre prédécesseur J.C. On a perdu une occasion de se pisser dans le froc ou bien de sortir les fourches... encore que les fourches, hein...

Sacré coup de pouce pour les sbires de la Marine. Merci qui?

Bon, les Français, faudrait peut-être sortir de la torpeur estivale et constater une bonne fois pour toutes qu'il y a quelque chose de pourri chez nos représentants dès lors qu'ils atteignent des fonctions qui leur font tourner la tête. À gauche Au PS comme à droite. Je me suis permis de rayer "à gauche" parce que, figurez-vous, la gauche existe encore et ça me fout en rogne d'entendre les médias assimiler, encore, PS et la gauche.
C'est pas la mère Le Pen qui nous sortira de la mouise. Elle et ses sbires ne rêvent que d'une chose, être calife à la place du calife pour se goberger à qui mieux mieux... Y'a qu'à voir ce qu'il se passe dans les municipalités nouvellement élues FN. Perdent pas de temps pour se ruer sur le gâteaux les frontistes nationaux!

Non les Français, pas de conneries à c't'heure! C'est pas d'un sauveur suprême qu'il faut attendre quelque chose. C'est de nous-mêmes!
Nous-mêmes qui devons élire nos représentants au parlement à même de répondre de leurs actes à tout moment et, si nécessaire, soumis à référendum révocatoire à la demande de leurs propres électeurs. Nous-mêmes qui devons redonner du sens au mot "démocratie" qui est devenu l'alibi trop facile de décideurs qui font du bruit avec la bouche, tout alignés qu'ils sont sur les pouvoirs de l'argent.
Il est grand temps de donner un grand " coup de pied dans la fourmilière pétaudière " comme nous le suggère Jean-Luc Mélenchon*. Inspirons-nous des travaux du Parti de Gauche, du Front de Gauche et de bien d'autres organisations qui planchent depuis des années sur la mise en place d'une 6ème république, seule voie possible et non violente pour mettre un terme à cette monarchie républicaine qui se résume en un souverain et ses godillots au mépris des hommes et des femmes qui les ont portés là où ils sont.

Pour une 6ème république

___________________

*
JL Mélenchon est l'invité de C Politique sur France 5 dimanche 7 septembre à 18h. Nul doute qu'il apportera des réflexions pertinentes sur l'actualité politique...


 

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Un optimisme à tout crin!

symbole-optimisteBon, on va essayer de s'y remettre!

La période estivale a été riche en activités diverses et variées, toutes hors du champ politique et, ma foi, quel bonheur d'oublier quelque temps les anomalies du monde dans lequel nous nous débattons...

Mais voilà, l'info étant devenue "la com", sitôt revenu à proximité de la réalité, on échappe difficilement aux tombereaux de "nouvelles" déversées chaque seconde par les médias en délire.

Alors, par quoi commencer?
Sûrement pas par le reniement de Hollande et de certains socialistes aux idées du même nom parce que si d'aucuns doutent encore, ce sont des cas désespérés et je ne connais aucune médication qui pourrait les délivrer de leur malédiction.
Mais ça, c'était avant...
Depuis, les évènements se sont accumulés: Valls et son caca nerveux, démission du gouvernement pour remettre les mêmes en selle sauf trois, Montebourg le vrai faux rebelle, l'affront de gauche d'été du PS et ses psychodrames de cour de récréation, le Front de Gauche qui cherche la porte d'entrée à gauche, les minauderies de Juppé, les mièvres déclarations adaptées de l'opposition de droite aux soubressauts de la majorité de gauche, Le jeune Macron sorti du chapeau, les 35 heures remises en cause, les chômeurs fliqués, l'éprouvant mystère du "j'y vais-t-y, j'y vais-t-y pas" du camarade Sarko, les coucheries de Pierre Gattaz dans le lit des "socialistes strausskahniens",  j'en passe et des meilleures...

Quel bordel, pas vrai? comme le dit le vieil adage populaire, "une vache n'y reconnaîtrait pas son veau!" Plutôt que d'en de faire l'inventaire, j'aurais plutôt envie de mettre tout ça dans un shacker, de secouer fortement, et de voir ce qui peut bien sortir d'un tel foutoir national. Quand je pense que les charlots qui nous gouvernent, les "spécialistes" en économie et les médias serviles ne jurent que par le retour de la kroissance pour mettre un terme à tout ça, l'envie de gerber ne me quitte plus... De quoi inciter un gaillard comme moi à repartir dans la montagne, dernier refuge (au-delà de 2500m!) au milieu des isards et des marmotes où on peu respirer à pleins poumons loin du bruit et de la fureur d'en bas. Pour combien de temps encore?

Je n'ai pas l'intention de commenter les vicissitudes de la vie politique et sociale actuelle. D'autres beaux parleurs, d'autres langues de bois, d'autres "entre soi" le font beaucoup mieux que moi. Avec des arrangements de la réalité, certes... mais les grands enfants que sont en passe de devenir les citoyens sont prêts à gober les discours dénués de sens que les messieurs-dames évoqués ci-dessus leur déversent chaque jour minute seconde au gré de leurs intérêts personnels ou des intérêts de leur caste.

Et je mets volontairement de côté tout ce qui concerne l'international, notamment l'État islamique, Gaza, l'Ukraine, ebola, Sanford, les petites mimines asiatiques, les princes des émirats etc... Y'a plus de place dans le shaker!

Tout ce joli bordel me confirme ce que je sais depuis toujours: ce sont bien les forces du mal qui tiennent la corde. Il en sera toujours ainsi jusqu'à la fin de notre civilisation, jusqu'à l'extinction de l'espèce humaine. C'est logique: un gentil qui se pose des questions n'a aucune chance face à un méchant sans état d'âme.


 

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Changer d'air...

L'Ukraine, la Palestine, les fous furieux sanguinaires en Irak, les frasques de nos hommes politiques... trop c'est trop!

Mes chères Pyrénées m'offrent réguièrement de quoi renouer avec la vérité de notre planète Terre.

Je vous invite à partager ma dernière balade en compagnie de mon camarade Jean-Luc.

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De Gavarnie à Etsaut

 


 

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Séjour en Berry


Le talent de Claudine ayant "tapé dans l'oeil" du président du Club Français de la Poule Noire du Berry, Francis Lasne, ce dernier l'a invitée, en compagnie de Sitting Bull, à venir exposer quelques aquarelles à l'occasion du 10ème anniversaire du club lors d'une fête organisée à Saint Août dans l'Indre.

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L'aquarelle à l'origine de notre visite dans l'Indre

Et c'est avec grand plaisir que nous sommes "montés" ce 12 juillet pour quelques jours dans l'Indre, du côté de La Châtre.

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À côté de La Châtre, Saint Chartier, un nom magique aux oreilles de la toujours présidente du "Rondèu de Castelnau". Depuis 1976 le festival de Saint Chartier "Rencontres des luthiers et maîtres-sonneurs" a fait lever la jambe à nombre de "danseurs trad". La vielle à roue et la cornemuse ont repris goût à la vie dans le cadre de ces rencontres annuelles au château. En 2008, le nouveau propriétaire du château ne renouvelant pas le bail, le festival déménage tout près, au château d'Ars. Bel espace, manque juste, peut-être, le village. Le 6 janvier 2014, le tribunal de Châteauroux met fin aux activités du festival...

Pourtant, lors de notre installation au camping de Montgivray, un dépliant attire notre attention: "Le Son Continu" (sa page Facebook ICI), rassemblement des instruments et musiques populaires au... Château d'Ars! Saint Chartier renaîtrait-il de ses cendres? Nous allons voir ça de plus près le soir même.

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L'esprit du Rondèu en Berry!

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Des dizaines d'exposants

Et de la musique!

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Pour l'heure, nous sommes attendus à Saint Août où a lieu la fête du 10ème anniversaire du club de la poule noire du Berry.

Je vous invite à nous suivre ICI.


 

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19 août 2014

Le Parti de Gauche : l’heure de la réflexion

et des choix nouveaux


Ci-dessous une note pertinente de Raoul Marc Jennar à la veille des "Remue-méninges" du Parti de gauche à Grenoble.

 

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Le Parti de Gauche va se réunir pendant quatre jours à Grenoble. Ces « remue méninges » arrivent à point, après deux scrutins qui clôturent un cycle ouvert en 2009.

Le PG s’est créé comme un « parti creuset » dont la volonté était de contribuer au rassemblement de la gauche de gauche. Les divisions de celle-ci garantissaient son impuissance à offrir une alternative aux politiques néo-libérales imposées tantôt par la droite décomplexée, tantôt par cette droite complexée formée par le PS et ses alliés.

Le PG a voulu que se crée le Front de Gauche avec le PCF. Le succès des élections européennes de 2009 – qui montrait au NPA qu’il se trompait dans sa démarche solitaire, mais qui avait raison de se méfier du PCF – a créé une dynamique que le formidable résultat de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des présidentielles a accentuée. Trois courants issus du NPA (Gauche unitaire, Gauche anticapitaliste et Convergences et alternatives), les Alternatifs et la FASE se sont rassemblés pour constituer la troisième composante du FdG, Ensemble.

Et tout s’est fracassé lorsque le PCF, pour les municipales, a fait le choix de s’allier avec un PS dont il prétend combattre les politiques. Le message du FdG s’est brouillé, sa crédibilité a fondu comme neige au soleil. Le résultat des municipales, puis des européennes fut à l’inverse des attentes suscitées par le premier tour des présidentielles. A l’heure où le PCF annonce la présence de son principal dirigeant à la prochaine université d’été du PS, il ne faut plus se voiler la face : le Front de Gauche est mort.

Une faiblesse initiale

On ne s’est pas assez interrogé sur la différence entre le résultat du premier tour des présidentielles et celui du premier tour des législatives, en 2012.

Bien des électeurs de Jean Luc Mélenchon n’ont pas voté pour un candidat du Front de Gauche aux législatives lorsque celui-ci appartenait au PCF. Pourquoi ? Voilà la question qui fut esquivée et à laquelle il importe aujourd’hui de répondre.

Pour moi, la réponse est évidente. Au XXIe siècle, un défi nouveau s’inscrit dans les esprits : l’écologie. Les disciples de Marx ont occulté la pensée de celui-ci lorsqu’il affirmait que « le capitalisme exploite les hommes et la terre ». Ils n’ont retenu que l’exploitation des humains. Ils ont cru, avec la foi du religieux, dans les bienfaits sans limite des progrès scientifiques, oubliant totalement que ce qui importe, c’est l’usage qu’on fait de ces progrès. Le PCF porte la marque de son adhésion au programme nucléaire, de sa culture productiviste. Au nom d’une conception à court terme de la défense de l’emploi, il défend les industries d’armement au lieu d’encourager leur reconversion. Il défend des projets inutiles, coûteux et anti-écologiques comme celui de ND des Landes. Par contre, il multiplie les arguments de mauvaise foi pour démolir l’écosocialisme.

Pour des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui ont une exigence égale à l’égard de la justice sociale et des exigences écologiques, il est impossible d’apporter leur soutien au PCF.

Si on ajoute que le PCF tient un discours ambigu sur le sujet capital de l’Union européenne, laissant entendre qu’on peut la réformer de l’intérieur, qu’une Europe sociale est possible dans le cadre institutionnel et légal actuel et qu’il n’adhère que timidement à l’exigence d’une VIe République restaurant la souveraineté populaire comme primat de la démocratie, on comprend le résultat misérable des européennes.

Il faut être conscient que pour un électorat en attente d’une véritable alternative, le Front de Gauche, avec le PCF en son sein, n’est pas la réponse.

Je l’écris avec une infinie tristesse. Parce que je ne confonds pas le PCF et les communistes. J’en connais beaucoup. Des militants d’un dévouement sans bornes, d’un engagement sans failles, d’un savoir faire étendu, qui ajoutent souvent une dimension culturelle très riche à l’engagement politique, qui gardent une vraie conscience de classe. Et qui sont aujourd’hui désolés et malheureux en voyant le mal qu’a fait la direction de leur parti au Front de Gauche en s’alliant dans de nombreux endroits avec le PS. J’en connais qui quittent actuellement le PCF parce que, me disent-ils, ils veulent rester fidèles à l’idéal communiste.

Et maintenant ?

On ne change pas une structure de l’intérieur. Encore moins un parti politique. N’est-ce pas cette conviction qui explique le résultat du congrès de Tours  en 1920 ? Mais à quoi assistons-nous depuis tant d’années aussi bien au PS qu’au PCF ? Des militants de qualité, lucides, attachés aux objectifs au point de ne pas les sacrifier par des reniements, se sont épuisés et s’épuisent encore pour tenter d’ancrer leur parti dans la fidélité au socialisme. En vain. Des milliers d’heures de débats, de rencontres, de motions, pour rien. Car jamais, ni au PS, ni au PCF, ils n’ont été en capacité d’infléchir la ligne directrice du parti.

Beaucoup ont quitté le PCF à telle enseigne que le parti le plus nombreux de France demeure celui des anciens membres du PCF. En 2008, Jean Luc Mélenchon et ses amis ont tiré les conséquences de leur incapacité à changer le PS et l’ont quitté.

Le PCF nous montre qu’il ne change pas. Il a choisi l’objectif qui consiste à sauver à tout prix ses élus locaux, régionaux, nationaux et européens et adopte à cette fin une stratégie à géométrie variable : avec le FdG s’il peut éviter qu’apparaisse sa véritable force (1,93% en 2007), avec le PS partout où il a des sièges à sauver. Et d’oublier que sa stratégie d’alliance avec le PS se traduit à chaque scrutin depuis 1981 par un recul de son influence et une perte d’élus. La lutte des places a remplacé la lutte des classes même si le seul résultat est qu’il y a de moins en moins de places sauvegardées. Sans que la participation du PCF à des exécutifs dominés par le PS ne parvienne à infléchir les choix de ce dernier.

Il faut en prendre acte. Les choix actuels du PCF mettent fin aux raisons d’être du Front de Gauche. Il doit en assumer la responsabilité.

« Il faut pouvoir, parfois, être unitaire pour deux » va-t-on rétorquer. Mais à quoi sert une unité qui nous fait passer de 11,10 % en 2012 à 6,33 en 2014 ? L’unité n’est pas une fin en soi ; c’est un outil pour réaliser des objectifs. Il est manifeste que l’outil FdG n’est plus pertinent et qu’il faut trouver une autre forme d’unité de la gauche de gauche.

N’est-il pas temps de se rendre compte que les accords d’appareil, respectueux des logiques d’appareil, sont mortifères ?

N’est-il pas temps de se rendre compte que le peuple est fatigué des combines pour se réserver des mandats ?

N’est-il pas temps de se rendre compte que les gens attendent non plus des instructions venues d’en haut, mais d’être décideurs ?

N’est-il pas temps de se rendre compte qu’une dynamique pour une alternative de gauche ne peut plus naître de l’adhésion du grand nombre aux choix de quelques-uns ?

N’est-il pas temps de se rendre compte que la crédibilité d’un projet passe par la cohérence entre le dire et le faire ?

Reprenons l’idée initiale du PG : un parti creuset.

Quel est son bilan ?

Sur le plan conceptuel, le PG laisse un double legs : l’écosocialisme et la VIe République : un projet de société et le cadre institutionnel dans lequel l’inscrire. C’est énorme. Nous sommes trop modestes, trop discrets et nous communiquons mal sur cet apport essentiel du PG au débat politique.

Sur le plan structurel, le PG a construit une organisation certes encore faible, mais présente sur l’ensemble du territoire national.

Le temps n’est-il pas venu de dépasser cette organisation ? De faire franchir au PG une nouvelle étape ? Celle de mettre cette organisation à la disposition d’un rassemblement plus large, ouvert à toutes celles et tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui veulent porter ensemble le projet écosocialiste et la VIe République ?

N’est-il pas temps d’annoncer que le PG est prêt à se fondre dans un rassemblement beaucoup plus vaste pourvu que ses membres adhèrent à ce double projet et s’engagent à refuser tout compromis programmatique, toute alliance électorale (du local à l’Europe) avec des forces politiques qui adhèrent à ce que l’on combat ?

N’est-il pas temps de démontrer que la fin se trouve déjà dans les moyens et qu’on ne peut proposer une société qui donne le pouvoir au peuple si on n’est pas capable de le donner à ses propres adhérents ?

N’est-il pas temps de faire preuve de créativité et de rechercher tous ensemble des formes d’organisation où les décisions ne sont plus le fait d’états-majors parisiens, mais d’une délibération collective décentralisée ?

Telles sont les questions que je soumets à mes camarades dans l’espoir que nous en débattions à Grenoble. Tous ensemble.

Raoul Marc Jennar


 

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17 juillet 2014

Au pays de George Sand

 

Lundi 13 juillet.

Nos amis du club de la poule noire du Berry n'ont vraiment pas eu de chance. Ce lundi matin le ciel invite à une balade à vélo, c'est dire si la menace de pluie semble bien lointaine.

IMG_1079Les vélos piaffent d'impatience!

Nous décidons de nous rendre à Argenton sur Creuse pour emprunter la voie verte qui suit l'ancien tracé désaffecté de la voie ferrée Le Blanc – La Châtre.

IMG_1080Sur la route d'Argenton: Gargilesse

Gargilesse qui abrite la "Villa Algira", chaumière refuge de George Sand, cadeau de son dernier amour Alexandre Manceau.

IMG_1087Sur la voie verte

IMG_1089Saint Gaulthier, aux portes de la Brenne, le pays des mille étangs

IMG_1090Pique-nique au bord de la Creuse

IMG_1091Elle est bien loin la pluie de la veille!

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IMG_1097Au coeur de la Brenne

IMG_1092Hirondelles

Belle balade de 65 Km dans la campagne berrichonne. Le parc naturel régional de la Brenne mérite une découverte plus approfondie. Une prochaine fois?

Nous terminons la journée par un tour sur le site du château d'Ars où la pluie de la veille n'a pas découragé les fans de musique et de danse trad venus en nombre. 
Dans la foule nous rencontrons le couple "emblème" du Rondèu 2013, Muriel et Jacques, à l'affût de tout parquet à 500 Km à la ronde!

88130165_pTout le rondèu est dans cette photographie...

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On ne résiste pas à un "carnaval de Lenz"!

IMG_1100File d'attente au concert du soir


Cornemuses

 

"Le Son Continu" mérite une édition 2015...

Mardi 14 juillet.

Dernier jour de présence en Indre. Une randonnée pédestre s'impose. Départ / Arrivée: maison de George Sand à Nohant.

IMG_1102 Topo de la rando

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IMG_1115La maison d'Aurore Dupin alias George Sand

LisztMarie d'AgoultBalzacDumas filsHugoChopinFlaubert ou Delacroix furent les réguliers invités de George Sand dans cette demeure du XVIIIème. Et bien d'autres encore si l'on en croit la riche vie amoureuse de la dame.

IMG_1105En Berry, les ânes aussi sont noirs et grands!

IMG_1108Charolaises au pré

IMG_1109Chevrettes

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Le moulin d'Angibault

Remis en état à partir des années 90, le moulin d'Angibault était la demeure de Grand Louis, le fameux meunier, homme du peuple, tel que l’idéalisa George Sand.

Et, bien sûr, il n'était pas question de quitter cette charmante région sans aller voir l'élevage de Francis Lasne!

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En conclusion, la poule noire du Berry nous a permis de découvrir succinctement une région que nous ne connaissions pas. L'accueil berrichon n'a rien à envier à l'hospitalité gasconne et nous remercions chaleureusement les amis du CFPNB que nous attendons sur nos terres occitanes.


 

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La poule noire du Berry


Dimanche 13 juillet.


La course des nuages ne présage rien de bon... Sur place, l'accueil est chaleureux.
Francis Lasne est quelqu'un de passionné. La poule noire doit sa résurrection à cet homme qui a su motiver des éleveurs en Indre et dans le Cher. 135 jours minimum pour arriver dans une assiette! On est loin des élevages intensifs de poulets dits "végétal" qui ne sont que des animaux engraissés aux "aliments" (et aux antibiotiques!) vite fait dans des conditions inhumaines afin de rapporter un maximum d'argent dans un minimum de temps.

Nous installons les aquarelles à l'endroit qui nous est imparti.

IMG_0067Les aquarelles de Claudine

IMG_0061Un autre style

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La pêche à la mouche

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Quand un président rencontre une présidente...

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Le rémouleur

Les Berrichons sont gens courageux.
La pluie s'est abattue sur la fête dès le matin. Malgré tout, les différents stands ont accueilli des visiteurs ayant fait fi des conditions météo. Le soleil aurait sans doute permis la venue d'une foule bigarrée équipée de lunettes de soleil et tartinée de crème solaire, aussi les Amis du Berry...

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... ont-ils fait entrer la lumière avec vielle et cornemuse.

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Les rois et les reines du jour...

IMG_0089... sont attendus en musique...

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... dans les assiettes!

Belle dans sa livrée noire de jais, la reine du salon de l'agriculture 2013 à Paris est aussi excellente mitonnée à feu doux accompagnée de petits légumes de saison. Ben oui, on peut admirer le plumage éblouissant de la belle Berrichonne et en apprécier les qualités gustatives! Celle que nous avons dégustée ce midi-là récompense, assurément, le travail de Francis Lasne et de ses amis pour en assurer la renommée.

Des allées-venues sur la fête parmi les stands des artisans, artistes, éleveurs, producteurs ont permis d'oublier provisoirement, ce jour là, les larmes du ciel. Gageons que l'édition 2015 sourira davantage aux organisateurs, c'est tout le mal qu'on leur souhaite...

Un grand merci à Francis Lasne et à ses amis pour ce moment de bonheur.

Une pensée aux luthiers, musiciens et danseurs du Château d'Ars pour lesquels...

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... une tenue adaptée est de rigueur!

Un séjour au pays de George Sand mérite une visite approfondie que
nous vous contons ICI

 


 

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09 juillet 2014

La fronde s'effondre


"Finalement, aucun député socialiste n'a voté contre"

 

thierry-la-fronde-tv-03-gTu m'étonnes Simone!... "La fronde sert à faire un tir sur zone, sans viser précisément, son efficacité venant de la concentration du tir de plusieurs frondeurs et de la rapidité du tir" (Wikipédia). Les  "Frondeurs" socialistes ont du mou dans leurs lance-pierres, le gouvernement Valls n'a pas été ébranlé d'un poil...

La formule imagée de JL Mélenchon "46 couteaux sans lames" définit fort bien cette agitation, ce brouhaha qui règne depuis quelque temps "à la gauche" (paraît-il) du Parti Socialiste. Nos camarades frondeurs n'arrêtent pas de nous enfumer avec leur dénonciation du pacte de stabilité qui offre 40 milliards à Gattaz et sa bande de gangsters. Au final, les 40 milliards iront bien dans les poches des patrons sans aucune contre-partie exigée et les retraites au-dessus de 1200 euros par mois, la moitié des pensions environ, seront gelées pendant 18 mois (1). Si les 46 frondeurs socialistes et écolos ne s'étaient pas effondrés, le projet de loi aurait été repoussé. Mais, bon, faut croire qu'il faut pas pousser Pépère et Manu dans les orties. Lequel Manu, vieux briscard de la com, a embrayé sur de nouvelles baisses d’impôts pour les " classes moyennes " dans le budget 2015. Mieux vaut parler de virtuelles baisses d'impôts que du cadeau de 40 milliards et du report du "compte pénibilité" annoncé vite fait pour ne pas voir le MEDEF snober la conférence sociale. Du coup, ce sont l'Unsa, FO et la CGTqui boycottent la deuxième journée de la conférence et le discours de Manuel Valls.
Jérôme Cahuzac était capable de mentir "les yeux dans les yeux", Manuel Valls est capable de mentir par anticipation, au jour le jour, à l'instar de François Hollande qui ne s'en est pas privé durant la campagne présidentielle. Son bilan est là pour le prouver. Mais le menteur nie toujours avec sincérité qu'il ment.  "Sa vérité" doit trouver un écho favorable chez un maximum de personnes d'électeurs. En tête du peloton des menteurs, Nicolas Sarkozy est un bel exemple à suivre par celui pour lequel seule compte la vraie-fausse vérité du moment. Après... on verra!

Certains des "Thierry la Fronde" du PS sont sur ce registre. Ils croient sincèrement à leurs mensonges. D'autres, plus cyniques, savent échaffauder un plan de menteries au sevice de leurs intérêts personnels. Consciemment ou pas, l'objectif est le même: conserver leur strapontin à l'Assemblée Nationale, au Sénat, à la Région, au Département... C'est comme qui dirait les toutous de garde de la Vème République. Le système leur convient et il leur revient d'en dénoncer, en aboyant le plus fort possible, les dérives tout en le maintenant à flots. Bel exercice de style n'est-il pas?

Manuel Valls en rajoute une couche, histoire de ramollir davantage le bulbe de la piétaille:
"Oui, il a voulu changer les choses ! Sinon pourquoi avoir changé de premier ministre ! Et moi, je crois que le président de la République sait bien qui je suis."

Ben ouais, ils les changent les choses, nos têtes de l'exécutif. Les changent-ils comme ils nous l'avaient annoncées?

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(1) La députée PS Bernadette Laclais m'a tiré des larmes lorsqu'elle a déclaré que ce n'était "pas de gaieté de cœur" que se faisait le gel des pensions de retraite supérieures à 1200 euros, mais par "courage" pour redresser les comptes publics et préserver le modèle social.
Tout ça sous le sourire compatissant de Jean-Marie Le Guen et de Michel Sapin qui savent ce que "gel des pensions supérieures à 1200 euros" veut dire...

 


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07 juillet 2014

Le saviez-vous?


censureUne procédure contestable, autorisée par l'article 96 (1) du règlement de l'assemblée permet à l'exécutif de priver le Parlement de droit de vote. Les députés débattent, présentent leurs amendements, sans qu'aucun scrutin ne tranche leurs débats; le gouvernement se réservant la possibilité d'opter, in fine, pour un vote bloqué sur tout ou partie du texte modifié éventuellement par les amendements qu'il accepte, comme le prévoit l'article 44.3 de la Constitution, ou d'utiliser l'arme atomique du 49.3.

Dans la nuit de lundi à mardi 1er juillet, le ministre du Budget, Christian Eckert, a demandé la réserve sur les votes:

il s'agissait d'empêcher que les socialistes qu'on appelle "les frondeurs", majoritaires ce soir là dans l'hémicycle, ne parviennent à faire voter l'un de leurs amendements (l'istauration d'une CSG progressive)... (Politis)

Bien avant de dégainer le fameux 49.3, il existe une autre possibilité de museler les députés lors d'un non-vote. Cette procédure, dont j'ignorais l'existence, est bien utile lorsque le gouvernement veut éviter que les députés se prononcent sur des amendements qui lui déplaisent.
La démocratie ne reprend pas des couleurs lorsqu'on découvre qu'il existe des stratagèmes pour que l'exécutif contrôle le fonctionnement des assemblées.
Il est grand temps de mettre la 5ème République au rancard.

Vite, la 6ème République!

(1) Article 96:

L'application de l'article 44, alinéa 3, de la Constitution n'est dérogatoire aux dispositions des chapitres IV et VI du titre II du présent Règlement qu'en ce qui concerne les modalités de mise aux voix des textes. Leur discussion a lieu selon la procédure prévue aux chapitres sus-énoncés

(2) Article 44, alinéa 3:

Si le Gouvernement le demande, l'Assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement.


 

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