maire_raussel

"Un acte de barbarie sociale" dit le maire de Raussel à propos de la fermeture de la "KOS" dans le superbe film de Gérard Mordillat.
Jamais une expression aura été aussi juste...
Jamais la "barbarie sociale" n'a été aussi visible et aussi sûre d'elle qu'en ce moment.
Fermetures d'usines, casse des services publics, pertes d'emplois, familles en grande difficulté, la lutte guerre des classes n'est pas morte, loin de là.

"Devant les députés, le ministre des Finances, George Osborne, a énuméré les économies par paquets de milliards de livres, mais il n'a pas révélé dans le détail l'impact des coupes budgétaires sur la vie quotidienne des familles.Un chiffre colossal saute aux yeux. 490 000. Considéré comme « un coup de hache » par la presse britannique, il correspond à la suppression des postes, en cinq ans, chez les salariés du public.
Les annonces les plus concrètes faites par George Osborne laissent tout de même entrevoir cinq années très difficiles pour les classes moyennes, et surtout les foyers les plus défavorisés."
(Ouest France)

L' Angleterre n'a pas réussi à se débarrasser du fantôme de la mère Thatcher...

"La question, pour tous ceux qui veulent réellement opposer une Europe sociale à une Europe des banques et de la monnaie, flanquée d’une Europe policière et pénitentiaire (déjà très avancée) et d’une Europe militaire (conséquence probable de l’intervention au Kosovo), est de savoir comment mobiliser les forces capables de parvenir à cette fin et à quelles instances demander ce travail de mobilisation." (Pierre Bourdieu-Le Monde Diplomatique).

Quand on voit les difficultés des organisations syndicales à trouver des terrains d'entente sur ce qui devrait les réunir, la tâche, au niveau européen, paraît insurmontable...à moins que les colères populaires amènent sur le devant de la scène des réseaux de résistance trans-européens grâce auxquels les grandes centrales syndicales seraient amenées à envisager autre chose que de stériles "négociations" avec ceux qui ne pensent qu'à une chose: maintenir leurs privilèges. On peut toujours rêver...