Interview du chef du monde à Humeur...

merkel-sarkozy-divorce1Après une rencontre amicale entre moi, Angela et Georges, rencontre au cours de laquelle nous avons aimablement conseillé à Georges de laisser tomber son putain de référendum, ce dernier, transcendé par nos paroles inspirées par Dieu lui-même, a retrouvé sa lucidité et décide de ne pas donner la parole à son peuple qui, de toute façon, n'y entend strictement rien aux choses de l'économie.
Le sauvetage de l'euro, de l'Europe, du monde et de la galaxie reste bien une affaire à moi et à Angela. Surtout à moi.
Ceux qui parlent du diktat que j'ai voulu imposer à la Grèce, du véritable coup de force que moi et Angela opérons contre le peuple grec, de l'ultimatum par lequel nous exigeons de Papandreou de courber l'échine ou bien de foutre le camp n'entendent strictement rien à la gouvernance du peuple européen qui ne demande que deux choses, protection et bienveillance de la part de leurs chefs.
C'est pourquoi, maintenant que l'ordre des choses est rétabli, mes amis banquiers sont dores et déjà sur le pont pour aider le peuple grec à se serrer la ceinture à l'insu de son plein gré tout en regardant du côté de l'Italie et de l'Espagne. Il serait inconvenant que leurs dirigeants, dépassés par les évènements, soient atteints du syndrome grec consistant à laisser la parole à leur peuple. Les aides humanitaires que nous leur accordons nonobstant quelques dédommagements pécuniaires ne souffrent aucune discussion.
Et je vous dis, à vous mes chers compatriotes, à bientôt... Et, pour ce qui est d'un éventuel référendum, vous faites pas de souci, on a l'expérience...

Quant à ceux qui trouvent que « Faire attendre un chef d'État, faire une conférence de presse sans lui, c'est malpoli et incivil. », je les méprise... c'est qui le chef bordel?

Vive la République, vive la France, vive moi!

P.S. N.B.:n'oubliez pas, ce soir c'est l'ancien chef du monde qui m'accompagne chez Pujadas.