La libre parole peut vous transformer en le dernier des monstres...

CB (001)

Il était une fois sur la commune de Castelnau Barbarens un terrain d'environ 4000 m² dit "Terrain de l'ancienne Tuilerie" situé au pied du village. Le maire de la commune voudrait y construire des logements sociaux. D'autres, dont votre serviteur, souhaiteraient que des propositions multiples voient le jour: camping écologique, jardin potager communal, habitat participatif par exemple (liste non exhaustive).

Or, figurez-vous, être contre un projet de logements sociaux tel qu'il vous a été fourgué par le Toit Familial de Gascogne (promoteur social local), ben... c'est une attitude anti-sociale.
"Ouais, salauds de pauvres" m'a envoyé en pleine figure une gentille camarade à moi. "C'est bien la peine d'être au Parti de Gauche" (version soft) s'est libéré un ami de 40 ans... Manifestement, avoir une conception différente du logement social, proposer d'autres pistes à contenu social, c'est du même tonneau que l'éco-construction, ça ne se discute pas au sein du Conseil Municipal de Castelnau Barbarens.

Passons.

Monsieur le maire de Castelnau Barbarens décide, avec 3 des conseillers sortants, de monter une liste pour les prochaines échéances municipales.
Il fait appel à 11 postulants conseillers (il en faut 15). Après les avoir sollicités, il se rend compte que deux d'entre eux sont susceptibles de lui "gâcher la vie" dans la mandature à venir. D'autant qu'ils sont critiques vis à vis du fameux projet d'aménagement de l'ancienne Tuilerie. Alors, il les vire! Oh!... Attendez! Il ne va pas les rencontrer, leur dire en face que, toute réflexion faite, il ne souhaite pas les garder sur sa liste. Trop facile!
Il demande alors aux deux adjoints qui repartent avec lui d'informer les co-listiers qu'il se retire de la tête de liste, lesquels co-listiers sont déjà informés que deux "brebis galeuses" sont dans le troupeau. Vous suivez?
Je ne vais pas m'étendre sur la méthode machiavélique employée pour évincer ces deux personnes, trop long et pas intéressant. Juste une chose. Alors qu'il abandonnait la tête de liste, il préparait déjà son retour en contactant d'autres personnes, disons, plus "compréhensives" espère-t-il...
Du coup, les deux adjoints à qui il a fait tenir le rôle d'exécuteurs des Hautes Oeuvres jettent l'éponge à leur tour.

Bilan de ces tristes péripéties: un gâchis impardonnable. Deux postulant(e)s estimé(e)s des Castelnausiens mis sur la touche d’une manière méprisable et deux Adjoint(e)s qui, récusant la méthode employée, en viennent, eux aussi, à abandonner le maire sortant.

Et tout ça, pour n'être pas d'accord avec l'autorité suprême...

Ce billet ne se veut nullement polémique. Il est tout simplement le triste constat d'un manque manifeste de communication.
J'ai cotoyé le maire lors de la dernière mandature en tant que Conseiller Municipal. Je n'avais, jusqu'ici, guère de griefs envers lui sinon son manque d'ouverture et son refus manifeste de "discuter, tout simplement" des propositions que nous lui avons soumises. Certes, c'est un bon gestionnaire. L'argent des Castelnausiens est utilisé à bon escient mais... ça ne suffit pas!

Aujourd'hui, votre serviteur est anéanti de découvrir que derrière l'homme public, sympathique, se cachait un personnage incapable d'assumer ses choix, prêt à tout, y compris à mettre à mal de vieilles amitiés.
Une pensée à mes 4 camarades victimes de cette tragédie et aux Castelnausiens qui ne doivent pas tout comprendre des rebondissements en cours.

Ainsi va la vie dans nos campagnes gersoises électorales. Vite, mes chaussures, ma tente et direction les Pyrénées, loin du bruit et de la fureur du monde...

Lionel Belbézier.