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Ces derniers temps, l'outil "télévision" a fait oeuvre d'éducation populaire, c'est pas courant et il faut le signaler.
Sur France 2, Cash investigation aborde des thèmes qui concernent la vie de tous et met au grand jour les magouilles et tricheries de ceux qui en veulent toujours + (des $ et des € pardi!) faisant fi de la précarité et de la santé de ceux qu'ils abusent.

France 3 nous a offert de partager, pendant 6 mois, d’août 2014 à février 2015, l'intimité (professionnelle?) du Président de la République (Un temps de Président). Référence faite à la série danoise "Borgen" et ses "spin doctors", on peut légitimement se demander qui des parlementaires ou des conseillers (non élus!) orientent la politique du gouvernement...

France 3, toujours, fait les poubelles de Vincent Bolloré et récupère un édifiant document sur le Crédit Mutuel ou comment racoler l'argent de ceux qui veulent échapper au fisc (Pièces à conviction).

Ces 3 reportages fort bien faits mettent en pleine lumière, au travers d'enquêtes pointues menées par des journalistes dignes de cette profession, la face cachée des sociétés financièro-marchandes et des institutions politiques. Travail d'orfèvre effectué avec patience dans le temps et dans l'espace planétaire.

Le mépris, l'arrogance et l'impunité des puissants du monde de la finance et du monde politique. C'est ce que je retiens des images que j'ai vues dans mon étrange lucarne.
Le comportement des individus mis en cause envers les journalistes est à gerber. Des sous-merdes, c'est ce que leur regard et leur attitude renvoient à ceux qui tentent de leur poser les vraies questions. Au bout de la chaîne nous sommes tous des sous-merdes à leurs yeux.

J'espère qu'un grand nombre de salariés, de chômeurs, de jeunes, de retraités, d'hommes, de femmes auront eu l'occasion de voir à quoi ressemble "l'élite" de la nation, celle-là même qui n'a de cesse de faire leur la morale! Et il faudrait s'étonner d'un accès de colère de ces mêmes gens du peuple lorsque ces dirigeants leur annoncent, la bouche en coeur, sans état d'âme, qu'ils peuvent passer à la caisse et rentrer chez eux,  et sans moufter s'il vous plaît?
Monsieur Broseta aurait dû redouter une telle colère, lui qui est envoyé au front par son patron Alexandre De Juniac pour virer un max d'employés et d'ouvriers des effectifs d'Air France. Qu'est-ce qu'un DRH à notre époque sinon un fossoyeur?

Et pendant ce temps là, dans un salon feutré, le sieur De Juniac De mes Deux, PDG d'Air France, est bien à l'abri de la violence qu'il fabrique, notamment par ses déclarations à l'emporte pièce, morceaux choisis:

- On a d'abord interdit aux enfants de moins de huit ans de travailler, puis l'interdiction a été portée à douze ans, puis à seize. (...) Qu'est-ce qu'un enfant? Est-ce qu'il faut les faire travailler, pas travailler? Pas sûr

- La durée du temps de travail est, paraît-il, un acquis social. Qu’est que cela veut dire pour un ingénieur qui a une tablette et smartphone et qui travaille chez lui ? 

- Cela a-t-il un sens de fixer l’âge de la retraite?

- Comme le disait mon homologue de Qatar Airways hier à propos de la grève: M. de Juniac, chez nous, ce ne serait pas possible, on les aurait tous envoyés en prison.

12072752_10153566393781878_3658743818634118750_nSource FAKIR

Broseta a perdu sa chemise, viendra le jour où De Juniac perdra sa particule...