Manuela Carmena, la maire de Madrid a une conception très personnelle de l'action politique, une conception dont feraient bien de s'inspirer nos "représentants" dans les différentes instances des appareils politiques, chez nous, en France.

"Il faut en finir avec les vieux tics de la pensée selon lesquels on continuerait, par exemple, de convaincre les gens en organisant des meetings. Ce qui me paraît fondamental et important c'est la possibilité qu'on donne aux citoyens pour agir et surveiller. Les individus ont de moins en moins besoins d'être représentés. Ils veulent agir par eux-mêmes."

L'exemplarité par la gestion municipale de sa ville: "Le pouvoir municipal c'est celui qui s'occupe de la rue et des personnes qui n'ont pas de foyer. Nous sommes les premiers mobilisés pour gérer cela".

La leçon politique de la maire «rebelle» de Madrid (Médiapart)

"Il faut oublier les schémas préconçus, les étiquettes, il faut penser aux gens, à leurs désirs, au bonheur auquel ils aspirent, à rendre possible leurs rêves. Il faut être très proche des gens".
C'est pas vraiment le chemin pris par nombre de candidats aux différentes primaires en vue de devenir chef des Français... Les intérêts personnels, les intérêts de caste sont tellement criants derrière les propos qui se veulent "pour le bien du peuple" que c'est à se demander pourquoi les citoyens se déplacent encore pour aller voter. Encore que, d'une élection à l'autre, il y en ait de moins en moins. Mais ne pas aller voter ne suffit pas!

"J'aime rappeler que ce sont souvent des innovateurs sociaux qui ont permis à l'humanité d'accomplir de grands pas en avant [...] Nous devons prendre soin de nos innovateurs sociaux.
J'aime beaucoup partir à la recherche de figures indépendantes venues de ces expérience dans le social. Je ne connais pas tout ce que j'aimerais connaître de la société française mais je les recherche. Je suis sûre qu'elles sont quelque part et, à un moment, elles apparaîtront".

"On est habitué à un discours politique qui pense l'erreur comme un échec. L'erreur c'est une manière d'apprendre. En politique, il faut travailler à partir de cette dynamique d'erreurs et de réussites. toute l'histoire de l'humanité est un apprentissage permanent".

"La gauche a échoué. Elle a travaillé en tournant le dos aux citoyens. Elle a oublié l'intérêt général". Propos à placer dans le contexte européen.

Pour l'heure, Manuela, les citoyens français auraient besoin de l'émergence d'innovateurs sociaux tels que toi. Ça urge!