2017-04-24_09h10_09

À l’aube de mes 70 ans, une nouvelle fois l’immense, l’insondable absurdité du genre humain m’amène à constater qu’ "il n’y a pas d’alternative" à la connerie. Jamais la formule de la mère Thatcher n’a été aussi bien adaptée.

Macron, l’archétype du jeune con libéral prêt à tout est en tête de la course aux pouvoirs. Sur quelles bases les voix récoltées se sont-elles fondées pour le porter au pinacle ? Sur rien, du vent, des courants d’air, une belle gueule (?), des yeux bleus et une fraîcheur toute relative. Par « rien », j’entends que les électeurs du dandy libéral n’ont même pas été fichus de voir qu’il leur propose tout simplement la continuité du système hollando-socialo-libéral, en pire !

Je jette l’éponge et renonce à aller plus loin dans l’analyse du comportement d’une foule sans doute maraboutée par les "spécialistes" et autres éditorialistes "au chaud dans leur studio" qui rabâchent depuis des mois, via les "étranges lucarnes", la lancinante litanie du bonheur  ultra libéral.

b_1_q_0_p_0À contrario, les hommes et les femmes qui mettent en avant des perspectives humanistes, sociales, écologiques ont bien du mal à faire entendre au plus grand nombre que « vivre » c’est tout de même pas si compliqué… suffit d’y mettre un peu de soi. Et c’est là que le bât blesse. D’aucuns parmi les tenants du pouvoir politique et financier n’ont aucune envie d’y mettre "du leur" et peu leur importe de savoir si leurs congénères vivent « heureux » ou pas. Hier soir monsieur Gattaz et madame Merkel buvaient du petit au fur et à mesure que leur apparaissaient les chiffres du premier tour.

J’appartiens et appartiendrai toujours à cette "France Insoumise" qui ose prétendre qu’un autre monde est possible, que vivre ensemble n’est pas qu’une formule. Pour autant le volant d’êtres humains dans l’incapacité d’entrapercevoir le rai de lumière  qui existe derrière leur misère et leur désarroi est manifestement trop important pour espérer, un jour, changer de cap. Ajoutons à cela que les gardiens du Temple entretiennent leur Cerbère pour éviter qu’une éventuelle lucidité du peuple vienne remettre en cause le bel ordre établi. La parodie de démocratie a un bel avenir assuré. Le FN et la Le Pen aboient juste quand il le faut pour effrayer ceux qui rechignent à adhérer à la belle mondialisation des start-up et des multinationales. Après demain, ceux qui les tiennent en laisse les remettront à la niche avec l’aide de ceux-là mêmes qui les combattent. On n’est pas à un paradoxe prêt, pas vrai ?

Ben non ! Qu’elles se débrouillent entre elles les belles personnes en marche et les moins belles du FN. Marre d’être pris en otage par des politiciens qui ne pensent qu’à eux, qu’à sauvegarder leur fauteuil ! Ça fait 50 ans que, plus ou moins docilement, je rentre dans ce jeu où le perdant c’est toujours ma pomme.

J’en ai oublié un dans l’histoire. Mais que dire de ce pauvre gars lâché par les siens dans des conditions infâmes et qui n’a même pas été foutu de leur rentrer dedans… rien.

Rendez-vous dans quinze jours dans les isoloirs. Mon enveloppe est prête, avec un bulletin « France Insoumise » dedans.

 « À la fin c’est nous qu’on va gagner ! ». Ruffin, aide-moi, j’ai de plus en plus de mal à y croire !