OXI...
... "Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ?"... c'était la question posée aux Français en 2005 à laquelle 54,68% d'entre nous avons répondu défavorablement.
Vous connaissez la suite: 2007, ce que les puissants n'ont pas pu obtenir par la vox populi, ils l'obtiennent par la ruse et par le soutien inconditionnel de leurs dociles serviteurs à l'Assemblée Nationale et au Sénat. Autrement dit, l'expression populaire n'est jamais que l'expression de sujets irresponsables et, comme dit Mémère (Christine Lagarde), la Commission Européenne avait, à l'époque, besoin d'adultes à la table de la ratification. Ça tombe bien, les séniles du Sénat et les godillots de l'Assemblée faisant fi de l'avis d'enfants immatures ont remis la France dans les clous de l'Europe libérale. Encore que l'adjectif "libérale" me semble un peu tendre...

Sans titre-Fusion-01

NON...
... qu'ils ont dit les Grecs ce 27 juin à la question posée par leur 1er ministre Tsipras et leur gouvernement.
Qu'à cela ne tienne, le lendemain le même Tsipras propose à Mme Merkel et aux serviles serviteurs de la Troïka le plan pour lequel il appelait à voter non. Les médias s'en donnent à coeur joie pour savoir si Tsipras a capitulé ou s'il sauve les meubles. Au moins, toutes les interprétations des uns et des autres alimentent presse écrite, parlée et télévisée. Les éditorialistes reconnus (style Aphatie, Colombani, Seux, Sylvestre ou l'autre à l'écharpe rouge) doivent ricaner, je vous dis pas...
Pour ma part, je reste basique... Tsipras a demandé à son peuple ""Faut-il accepter le Plan d'Accord soumis par la Commission Européenne, la BCE et le FMI lors de l'Eurogroupe du 25 juin ?". Le peuple a répondu "NON" et Tsipras propose aux créanciers voleurs un Plan d'Accord du 9 juillet qui renforce davantage l'austérité que subissent ses concitoyens depuis 5 ans.

Alors ça me laisse perplexe.

Quoique puissent dire nos brillants commentateurs de la vie politique européenne, les salopards ont gagné et l'extrême droite s'en lèche les babines.
Au passage, je remercie Hollande d'avoir été, dans cette histoire, ce qu'il est: un fourbe et un couard qui n'hésite pas à mettre son nez là où il ne faut pas: "dix fonctionnaires du ministère français des Finances se sont déplacés à Bruxelles pour venir en aide à Euclide Tsakalotos, le nouveau ministre grec des Finances". Leur mission? "Élaborer les nouvelles mesures que le gouvernement grec doit proposer jeudi soir à la Commission européenne" (info confirmée par Bercy)

Avec une aide pareille, les Grecs ont du souci à se faire. Comme s'ils n'en avaient pas assez comme ça...

Malgré tout je suis de bien bonne "Humeur"... il est des évènements dans la vie qui donnent à penser que la vie pourrait être bien belle si le pognon n'était pas le maître du jeu. Ça fera l'objet de mon prochain billet.